‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 195 sur 225 · Bertlioldl, Christologia Judwonnn · texte numérisé non relu

Bertlioldl, Christologia Judwonnn

37i DES ÜÜCTIUNES RELIGIEUSES DES JUIFS

du mazdéisme sur le judaïsme, influence qui ne peut guère se déterminer que de la manière suivante. Il est probable qu’à un certain moment , les docteurs juifs, frappés de la croyance mazdéenne de la résurrection des corps, furent conduits à la comparer avec la croyance juive du scheol, et que, la trouvant supérieure et plus satisfaisante, ils eurent l’idée, non sans doute de l’incorporer telle quelle dans les doctrines de leur nation, mais de rechercher plus exactement ce que leurs livres saints enseignent sur ce point. Nous essaierons plus tard de déterminer en quel temps et sous quelle action se fit ce travail. Il nous suffit ici d’indiquer quelle put être l’influence du ipazdéisme. Elle n’alla pas au delà du désir que les docteurs juifs conçurent, à la vue d’une doctrine si consolante, de la retrouver dans les écrits de Moïse et des prophètes.

Sous l’impression de ce sentiment, il ne leur fut pas difficile d’y voir des faits et même des ensei-

gnements, desquejs on pouvait la tirer par quelque espèce de déduction, ou du moins auxquels il était possible de la rattacher avec quelque apparence de raison. Tant que les esprits, enfermés dans l’an-

tique point de vue que la piété trouve sa récompense, et l’impiété sa punition sur celte terre, n’avaient eu aucune idée plus relevée , ils . ne s’élaienl pas arrêtés à ces passages de leurs livres saints d’une manière particulière ; ils n’avaient même jamais pensé à la possibilité d’en tirer des conséquences presque indiquées à la curiosité de rintelligence. Il n’en fut plus de même du moment que l’attention eut été éveillée par la doctrine mazdéenne. L’exégèse rabbinique, possédée déjà de la manie des subtilités qui fut toujours son caractère distinctif, finit par trouver à chaque page de l’Écriture une idée que pendant des siècles on n’avait vue nulle part. Peut-être y' eùt-il déjà à celte époque un docteur juif assez clairvoyanl pour entrevoir que le Dieu d’Abraharn, d’Isaac et de Jacob n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants '• Ce qui est plus certain, c’est qu’on regarda la disparition d’Énoch {Gen. v., *24), révocation de l’ombre de Samuel (1 Sflm., xxviii, 7-20) et l’ascension d’Élie au ciel (2 Hoisy ii, 11) comme des indications que l’homme passe dans

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