Ibid.y I
s’il recherche la mort par les erreurs de sa vie et s’il hâte sa perte par les œuvres de ses mains ’ ! Philon se prononce dans le môme sens, mais en
termes plus. précis. La faculté de se déterminer lui-méme, de diriger sa pensée et sa volonté *, est ce qui constitue la nature propre de l’homme. Celte faculté, on la chercherait vainement, dit-il, dans les autres créatures. C’est qu’elle est la conséquence la plus directe de la ressemblance de l’homme avec Dieu Ce n’est que dans l’èine, dit-il' encore, que Dieu dénoue les liens de la nécessité ; c’est elle seule qu’il a créée libre, et qu’il a douée de la puissance de se déterminer par un acte spontané de la volonté. Il a imprimé en elle le sentiment du bien et du mal, lui laissant le choix de la condamnation, si elle fait le mal avec connaissance de cause, et de l’honneur, si elle pratique le bien
volontairement*. C’est parce que l’élément ration- #
nel qui est en l’homme, qui est l’homme véritable,
possède la liberté morale, qu’il est la condition