‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 207 sur 225 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Su|X!}>’jé; t'o àtxapTdtvriv laxl. Dc Vitâ l^osis., Iil, § De Sacrif. Abel et Caini, § 33.

OU, pour mieux dire, que le premier sentiment de plaisir que Tâme éprouve d’être unie à un corps. Mais quelle que soit l’explication que le philosophe alexandrin donne de la doctrine du péché originel, cette doctrine n’en existe pas moins tout entière, et ce qu’il entendait dans un sens allégorique et métaphysique était certainement pris à la lettre par ceux de ses coreligionnaires qui ne se piquaient pas de philosophiè.

La doctrine du péché originel appelle nécessairement après elle celle de la régénération On peut donc s’attendre à trouver celle-ci chez tous ceux d’entre les Juifs qui admettaient la chute. En réalité , elle se présente , quoique avec un sens quelque peu différent, dans les deux grandes fractions du judaïsme.

Les Juifs palestiniens n’adinettant pas pour eux

r. Cos deux doctrines vont toujours ensemble; elles se supposent nécessairement l’une l’autre. lün effet, si l'homme n’est pns né dans le mal, il n’a pas besoin de changer radicalement s;i nature ; il n’a qu’à la perfectionner. Mais s’il naît naturellement mauvais, il faudra de toute nécessité que , avant de pouvoir faire le bien, ce qui est sa vocation, il se transforme en une nouvelle créature. Le lien logique est manifeste.

les suites du péché originel, n’avaient que faire

d’une nouvelle naissance. Ils étaient les enfants

d* Abraham, cela répondait à tout. Mais, à leurs ' yeux, le reste des hommes était plongé dans le péché et dans l’erreur. Le seul moyen pour eux d’en sortir était de se convertir au judaïsme. Cette conversion était appelée une régénération ou une seconde naissance. Tout païen qui, a la suite de certaines cérémonies qui paraissent aVoir varié, mais dont la circoncision a toujours été une partie essentielle , était admis dans la famille d’Israël et participait aux avantages de l’alliance que Dieu avait faite avec les patriarches, devenait un homme nouveau , une nouvelle créature ; il recevait une âme nouvelle ; en même temps il changeait de nom *, pour attester qu’il n’était plus la même personne qu’avant sa conversion -•

Pour Philon aussi, il faut devenir un homme nouveau. Mais il ne fait pas de distinction entre le juif et le païen. Le premier possède, il est vrai,

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