Talmud, Schabbath
qu’une miiiulieusc réglementation de la vie tout entière. Nous n’avons pas à suivre dans ses détails cette œuvre immense des docteurs de la loi. 11 nous suffit d’en avoir indiqué le principe.
Au moment de l’avénement du christianisnie, cette réglementation morale avait pris déjà de larges proportions. Il s’agissait plutôt de suivre la tradition des pères que d’obéir aux inspirations de la conscience S et l’on sait avec quel bonheur Jésus-Christ mit parfois dans un cruel embarras les pharisiens, en opposant leurs prescriptions légales aux simples données de la raison morale -• (]e ne fut cependant que plusieurs siècles après que la loi orale atteignit toute sa perfection ;
mais elle était née avec la restauration du peuple
(l’Israël et, depuis ce moment, elle marcha sans relâche jusqu’à ce qu’elle eût touché ses dernières limites.
Le résultat le plus direct de cette morale juri- . dique fut d’étouffer la spontanéité de la conscience et de soumettre les individus à un déplorable auto-
Mnlhien, v, 31-47; xxiii, 16-28; xii, 1,2; xv, 3-6 et les » nnrallôlcs : Marc, vu, 10-12; Luc, xviii, 11, 12, etc.