‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 48 sur 225 · Maccab., i, 11-52; 2 Maccab., iv · texte numérisé non relu

Maccab., i, 11-52; 2 Maccab., iv

foule, dit-il, et l’entraînèrent avec eux au mépris de la Loi. » Telle était l’opinion que les Juifs fidèles au culte de leurs pères avaient, dans la première moitié du ii® siècle avant l’ère chrétienne, de ceux' qui penchaient vers l’hellénisme ; ils les tenaient pour des impies et pour des traîtres. Cette honteuse apostasie laissa dans Israël un long souvenir de douleur. Bien des, années après, les rabbins déploraient encore les malheurs produits dans la Judée par l’invasion de la philosophie grecque.

Depuis cette époque, les mots de Grec ou d’ami des Grecs et ceux de traître et d’impie eurent pour les Juifs le même sens. On en a la preuve dans une foule de traits conservés par la tradition juive. Qu’il nous soit permis d’en rapporter quelques-uns. Ils donnent la preuve la plus positive de l’opinion que nous soutenons ici.

Pendant que Hircan assiégeait Aristohule dans Jérusalem les assiégeants fournissaient chaque jour aux assiégés les agneaux nécessaires au sacrifice. Un vieillard, quelque peu sceptique en fait de

Josôphe les appelle des méchants, rovï'poi, Antiq, xiii, 4, 9, des impies, dt'jeÇe?;, Ibid, xii, 10, 3.

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