‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 5 sur 225 · Du temps de saint Auiçustin, rensei-jfiiemeni du symbole · texte numérisé non relu

Du temps de saint Auiçustin, rensei-jfiiemeni du symbole

PRÉFACE

Le christianisme se chargea ainsi peu à peu, apres la mort de ceux qui avaient été les disciples et les compagnons d’œuvre de Jésus- Christ, d’éléments étrangers, appartenant principalement à l’essénisme et à la Ihéosophie judéo-

alexandrine. Ce fut surtout parmi les Juifs hellénistes qu’il trouva d’abord le plus grand nombre d’adhérents. La plupart ne l’embrassèrent que parce qu’ils sümaginèrent y trouver une expression plus parfaite de leurs croyances antérieures. Dans cette persuasion, ils ne se firent pas le moindre scrupule d’apporter dans leur foi nouvelle des souvenirs de l’ancienne. Ils devaient même se ligurer qu’ils ramenaient d’autant plus le christianisme à son véritable sens, qu’ils le rendaient plus semblable à la ihéosophie judéo-alexandrine.

Les éléments ascétiques et théosophiquës qui

cHait encore regardé comme une initiation aux mystères chrétiens, et, avant d’avoir reçu le baptême, les néophytes ne pou- ' valent assister qu’à la première partie du culte (missa catechumeuorum) et étaient exclus de la seconde (Missa fidelium). Gieselei;, Lehrh. der Kirchengesch.y t. i, p. S79 et 680.

PRÉFACE

tiennent une si grande place dans le christianisme du second siècle, et dont l’origine essénienne on judéo-alexandriiie est incontestable , on les chercherait en vain dans le christianisme primitif, c’est-à-dire dans l’enseignement de Jésus, tel que nous le font connaître les trois premiers évangiles, les documents les plus anciens que nous possédions sur ce sujet. Ni l’ascétisme ni une prétendue sagesse irrationnelle, préconisés également par les esséniens et par les théosophes judéo-alexandrins, ne sont. mis parle Seigneur au nombre des moyens de salut. La douceur et la pureté du cœur, la droiture et l’énergie de la conscience, voilà ce qui doit, selon lui, donner accès à la vie éternelle. Ce n’esl ni Tascèle brisé par les abstinences et les macérations, ni l’homme absorbé dans la contemplation des choses inaccessibles aux sens et à la raison, (|u’il propose pour modèle à ses disciples ; c’est, au contraire, un enfant humble, et naïf. On ne peut entrer dans le royaume de Dieu qu’autant qu’on lui devient semblable Cette déclaration, bien

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