‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 57 sur 225 · Philon, dans le De Vita contemplativa · texte numérisé non relu

Philon, dans le De Vita contemplativa

2. J.-A.-C. Richler, Das Christenthum und die altesten Religiomn des Orients, Leipzig, 1849.

puissent s’expliquer par le simple travail de l’esprit humain. Ajoutez que les différences qu’il serait facile de signaler rendraient ces analogies fort illusoires.

Il est bien plus simple d’admettre , avec M. Reuss, que l’essénisme fut le produit d’un mouvement religieux qui sépara des pharisiens, tous ceux qui ne trouvaient pas dans le culte national et dans l’enseignement des synagogues une nourriture suffisante pour leur ardente {uété *. En général, l’Ancienne Alliance parle plus à la conscience morale qu’au sentiment religieux proprement dit. Le tissu des prescriptions légales qui tendaient à devenir, entre les mains des pharisiens, la religion des Israélites, était moins propre encore à satisfaire les besoins mystiques de l’âme. On peut supposer que , dans un tel état de choses, les hommes qui penchaient vers une dévotion intime commencèrent par se lier et par former entre eux des réunions d’édification, des espèces de collegia pietatis. De là à une séparation ouverte et à une association dissidente, il n’y avait qu’un pas. Il

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