Le Talmud fait noenlion de sept espèces différentes de
pharisiens. Les caractères qui les distinguent sont, ü'est vrai,
if6 DES DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS
raulre des partis aient été un peu plus ou un peu moins spiritualistes, peu importe pour le moment. L’affaire importante est de savoir qu’il y eut un travail actif, passionné, dans la synagogue, avant l’avénement du christianisme, et que ce travail remonte assez haut, probablement aux temps antérieurs aux Maccabées. C’est là, disons-nous, l’affaire importante. Il convient en effet de constater qu’il se produisit dans les écoles palestiniennes un mouvement intellectuel assez puissant pour donner naissance aux doctrines dont nous présenterons bientôt le tableau, et que ces doctrines furent le résultat, non d’un accident ou d’une action passagère, mais d’un développement intérieur et cou-
tinu de la science juive.
Avons-nous épuisé tout le mouvement religieux et intellectuel de la Palestine dans la description que nous venons dé tracer? Il nous est impossible de le croire. Le pharisaïsme, le sadducéisme et
presque uniquement extérieurs ; ces différences ont bien pu cependant, dans le principe, prendre leur origine dans des diversités de doctrine et dans des luttes d’écoles.
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ressénisme occupent sans doute les premiers plans du l^leau ; ils ne le remplissent pas tout entier. On voit se dessiner dans le fond d’autres tendances, d’autres partis, dont malheureusement les traits sont trop vagues et les couleurs trop effacées pour que nous puissions nous faire une idée nette
de leur rôle et de leur action dans l’ensemble du
mouvement palestinien.* C’est surtout dans les temps de la naissance et de la première propagation du christianisme que les esprits se montrent le plus vivement agités. Mais celte effervescence ne se produisit pas sans avoir été préparée par des événements antérieurs. Malheureusement l’histoire, qui nous fait connaître les faits, ne nous en indique que les causes occasionnelles , sans remonter plus haut.
Il est parlé dans le Nouveau-Testament d’un certain Theudas qui, peu de temps avant l’ère chrétienne, avait attiré quatre cents hommes autour de lui et qui, croyant les conduire à l’affranchissement de leur patrie, les avait entraînés à leur perte *. Ce Theudas n’était pas certainement