Matth., V
PRÉFACE
sion légitime d*une prescription mosaïque à laquelle il fait allusion dans ce qu’il dit sur ce sujet *. L’usage du baptême, qu’on donne pour une institution essénienne, ne fut certainement pas emprunté à cette secte; il était établi parmi les Juifs; ils avaient coutume de baptiser les païens qui se convertissaient au mosaïsme.
Est-ce à dire cependant que le christianisme primitif, tel qu’il se présente dans l’enseignement de Jésus, n’ait pas eu d’antécédents? On ne saurait le prétendre : mais c’est dans le judaïsme national, héritier de Moïse et des prophètes, et non dans des sectes théosophiques ou dissidentes, qu’il convient de les chercher. A celui qui en douterait, il suffii’ait de rappeler ces trois faits :
Jésus-Christ n’entendait pas rompre avec le mosaïsme. Il déclara lui-môme qu’il n’était pas venu pour abolir la Loi et les prophètes, mais pour les accomplir », c’est-à-dire pour les continuer et