AbpaToç xa\ ixarxax£'ja<nof. Genèse, i
2. Dæhno, Geschichtl, Darsfelluiuj der jadisch-alexandr. Religions philosophie, t. ii, p. 11-16.
appelle surtout à une phrase très-significative par laquelle le verset 5 du chap. ii est plutôt remplacé que traduit. « Dieu, y est-il dit, créa toute la verdure des champs avant qu’elle existât sur la terre , et toute herbe du pays avant qu’elle germât » (dans le monde sensible).* Le sens de ce passage ne laisse place à aucun malentendu. Le traducteur grec veut dire évidemment, avec Platon, qu’avant que les choses sensibles fussent créées, Dieu en avait formé les prototypes. Philon ne doute pas du moins que telle ne fût la doctrine de Moïse et par conséquent aussi celle de la
1 . Ka\ Ttav yX(op6v dypou ;:pb tou ^svécOai Inl t^? xaf rcivxa ■^<5pTov iypou rpb tou civaTeîXai. Genèse II, 5.
2. G’csi ce qu’il dit irrs-neltcmcnl dans plusieurs de ses écrits cl entre autres dans Questiones in Genesi^ Sermo i, § 2 {Opéra, t. VI, p. 250), où il explique ce passage de la manière suivante : Quid est : Et fecit Deus omne viride agri, antequam esset su-
* per lerram, et oinne fœnum, priusquam germinasset (Genèse, II, 5). Incorporeas specios assimilai per liæc : quoniamillud antequam esset consummalionem innuit omnis virgulli et lierbæ, seminalium arborumque. Quod aulem dicit, priusquam germinasset super terram, fecisse eum viride et fœnum et cœlera, palet in corporcas spccies sicut indicalivas (prius) crealas esse secunduin naluram inlcllectualem, (juas ista, quæ in terra sunt sensilia, imilalura eranl. Dæhne, ibid., l. ii, p. 12 et 13, 52-57, 59 et suiv.
version des Septante, puisqu’il ne connaissait les enseignements mosaïques que par cette traduction.
M. Dæhne signale quelques autres souvenirs
de la philosophie platonicienne *. On peut les né- ’ gliger, soit parce qu’ils n’ont pas la même importance que ceux dont nous venons de parler, soit parce qu’ils ne sont pas d’une évidence aussi incontestable. On indique souvent comme des . traits propres à mettre en lumière le caractère de la version des Septante et les préoccupations philosophiques de ses auteurs soit le soin avec lequel on a cherché à faire disparaître les théophanies et les anthropomorphismes, soit la théorie des anges supposée dans Deutéronome, xxxii, 8, Mais ces traits ne sont pas particuliers aux Juifs alexandrins ; on les retrouve dans des écrits palestiniens ^ ; ils témoignent seulement du besoin commun à toute la famille d’Israël de se représenter Dieu sous une forme plus idéale que ne