De Cherubim
la dispute, les différents sens des choses. « Les » premiers, ajoute-t-il, il faut les instruire; les » seconds, il faut les fuir comme des esprits in- » quiets et disputeurs * . »
Aux traits indiqués par Aristobule et par Philon, il est impossible de ne pas reconnaître des pharisiens ; ils ne sauraient convenir à aucune autre fraction du judaïsme. Le pharisaïsme est dépeint tout entier dans une piété pleine d’ostentation , dans un attachement exclusif à la lettre des Écritures et dans l’importance extrême donnée aux coutumes. Il faut donc voir des pharisiens dans ces adversaires de la théosophie judéo-alexandriiie. Cette opposition ne peut nous surprendre. Des Juifs habitués aux notions concrètes de la théologie pharisaïque, ne pouvaient voir sans scandale un idéalisme auquel ils ne comprenaient rien et qui devait leur sembler une négation directe de la religion positive. A en juger par la vivacité des expressions de Philon, la guerre que ces représentants du Pharisaïsme dans l’Égypte firent à la théologie judéo-alexandrine dut être vive. Mais