Josùphe, Anliq, xiii, 3, 1-3; Guerre des Juifs, vii
3, 36; Munck, La Palestine, p. 500.
leur offrait la proximité fie Léonlopnlis », ils continuèrent à regarder le temple de Jérusalem comme le seul siège légitime et véritable de leur religion. Ils ne cessèrent jamais d’y aller adorer rÉternel. Au commencement de Tère chrétienne, ils y avaient u'ne synagogue spéciale"*, ce qui suppose qu’il y avait fréquemment dans la ville sainte des Juifs alexandrins qui venaient y accomplir les 'cérémonies prescrites par la Loi.
' Un fait plus décisif encore, c’est que Philon ne dit pas un seul mot, dans ses nombreux écrits, du temple d’Héliopolis. Il répète, au contraire, à plusieurs reprises, que le vrai Dieu, le Dieu unique, n’a pas d’autre temple bâti de la main des hommes que celui de Jérusalem
Enfin Josèpbe rend témoignage de rattachement exclusif des Juifs alexandrins pour le teraj)le de Jérusalem. Il est vrai que c’est à propos d’une prétendue discussion qui aurait été portée devant
le roi Ptolémée par les Juifs et les Samaritains, re-
vehdiquant les uns et les autres la suprématie pour
t. Léontopolis^^lail dans la-province d’Héliopolis.
2, Ad CS XI 9. * ■