‹ Des doctrines religieuses des juifs pendant les deux siècles antérieures à l'ère chrétienneChapitre 32 sur 56 · PKS DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS · texte numérisé non relu

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par exemple la théorie des anges et celle des démons, qui n’avaient aucun antécédent dans la culture grecque , et les superstitions touchant la prononciation du nom de Jéhovah , superstitions que nepouvaient inventer des Juifs qui ne comprenaient plus l’hébreu et qui ne se servaient que de la langue grecque. Sur ce nouveau terrain, Ja doctrinedu Verbe reçut, sinon d’autresdéterminations, du moins une forme philosophique qu’elle n’avait pas dans les écoles de la Palestine. Philon chercha à la féconder par la théorie platonicienne du démiurge, mais ce fut aux dépens de sa simplicité primitive. On a déjà vu ce qu’elle devint entre ses mains. Nous n’avons pas ici à la suivre dans les temps postérieurs. Mais il convient de faire remarquer, en finissant, qu’au moment où elle venait de prendre un caractère philosophique, elle perdit, chez les docteurs juifs, son ancienne terminologie. La doctrine de l’être intermédiaire entre Dieu et le monde fait partie de la théologie duTalmud; mais cet être intermédiaire y est désigné, non sous le nom de Verbe, mais sous celui de Schechina.

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