‹ Des doctrines religieuses des juifs pendant les deux siècles antérieures à l'ère chrétienneChapitre 35 sur 56 · DSS DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS · texte numérisé non relu

DSS DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS

sagers célestes sont déterminées. Ils ne sont plus représentés comme des agents de la divinité en général, chacun d’eux a son département spécial, ou pour mieux dire , ils sont classés en catégories dont chacune a des fonctions particulières; et les principaux d’entre eux, ceux du moins dont le rôle est le plus actif, sont désignés par des noms propres.

La littérature juive nous représente les anges comme formant une milice bien organisée. Ils ont des chefs reconnus qui jouissent du privilège d’être admis directement en la présence de Dieu' et qui forment son conseil secret. Dans le livre de Daniel, ces chefs de la milice céleste sont appelés les premiers princes 1 2 . Nous apprenons ailleurs qu’ils sont au nombre de sept 3 . Les livres écrits avant l’ère chrétienne ne nous font connaître cependant que les noms de six d’entre eux. Trois sont nommés dans le * livre de Daniel et dans celui de Tobie, les trois au-

1 Tobie, xii, 12, 15. Comparez Apocalypse, vin, 2.

a D'IS^nO CTÿti. Daniel, x. 13.

• Tobie, xii, lp ; Zacharie, ni, 7. Çes chefs des anges sont représentés ici symboliquement sous l'image des sept yeux veillants de Dieu. Comparez Apocal., i, 4.

DES DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS. 221 très dans le quatrième livre d’Esdras, qu’on range parmi les pseudépigraphes de l’Ancien Testament.

Les trois premiers sont Gabriel , qui semble plus spécialement chargé des révélations divines', Michaël, le protecteur du peuple d’Israël*, et Raphaël, qui, d’après le livre de Tobie (xii, 15), présente à Dieu les prières des justes 5 . Les trois autres sont Uriel\ Jérémiel* et Sealthiel®. Faut-il, pour compléter le nombre sept, comprendre parmi les chefs de la milice céleste Jéhovah lui-même, qui serait le premier d’entre eux, comme dans le système mazdéen Ormuzd est le premier des sept amschaspands? Ou bien faut-il supposer que les écrivains juifs antérieurs à l’ère chrétienne n’ont pas eu occasion de parler du septième? 11 est difficile de

i Daniel, vm, 16; ix,21; Luc, i, 19. 26; Oracula sibyll., liv. il, vers 215. 1 * * * 5 ?jjvjps, fortitudo mea Deus.

» Daniel, x, 13, 22; xii, 1; Jud., 9; Apocal., xn, 7; Oracula sibyll., liv. n, vers. 215. bxr’Ç, quis ut Deus ?

* Tobie, ni, 17; ix, 5; xii, 15; Oracula sibyll., liv. ii, vers. 215. Sn£ 1 , medicina seu salus mea Deus; Buxtorf, Lexicon chald. talmud., col. 46, 47.

* 4 Esdras, iv, 1 ; Oracula sibyll., liv. ii, vers, 215, 230. bN'Ti.'i, Lux mea Deus.

5 4 Esdras, iv, 36

* 4 Esdras, v, 16.

Page 1