‹ Des donations entre-vifs et des testaments, ou, Commentaire du titre II du livre III du Code Napoléon (volume 2)Chapitre 130 sur 247 · CHAPITRE III (art · texte numérisé non relu

CHAPITRE III (art

est de ce nombre, que les pères ne doivent pas leur suc* cession à leurs enfants, qu'ils ne leur doivent que des aliments. Ce qui a fait dire que, si la légitime est de droit naturel , la quotité est purement de droit civil. Il y a là dedans une erreur considérable. Le père doit à son fils plus que des aliments : il lui doit un établissement, un sort, un avenir; il doit son patrimoine à celui qui, suivant la belle idée du droit romain , est la continuation de lui-même et de son domaine (1). La légitime n'a pas d'autre fondement que cela, et la loi serait hors de la nature et de l'é* quité si elle renfermait la réserve dans les limites de simples aliments. C'est ce que le conseil d*Etat reconnut sans peine, malgré quelques propositions peu orthodoxes, échappées dans la discussion , et que je n'ai pas le temps de relever (2). II eût été déplorable que des législateurs chrétiens eussent méconnu des vérités naturelles , appréciées et pro*clamées par des jurisconsultes païens (3). Il eût été triste pour une œuvre aussi travaillée que le Gode Napoléon , de s'écarter d'une vérité consacrée par le bon sens des coutumes , savoir que la légitime est

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