‹ Des donations entre-vifs et des testaments, ou, Commentaire du titre II du livre III du Code Napoléon (volume 3)Chapitre 18 sur 166 · Arrêtons-nous un moment ici · texte numérisé non relu

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Mirabeau a la prétention de remonter aux premiers principes des cboses ; mais il se perd dans des hypothèses fantastiques qui lui font oublier la yéritable histoire de l'humanité.

Où Mirabeau a-t-il trouvé la trace d'un état originaire de l'homme en dehors de toute société f Jamais

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la fliyChologîe païenne ii*a rien inrenté de plus fabuleux que cet état. Jamais ebîmère plus Taine n'a été alerte à rimaginalion. Séparer Thomme delà société» sHast le mettre en hostilité avec la nature et non dans Tétat de nature. L*honnne n'est pas passé par une phase de celte espèce. Il n'a pas été insociable ifant d'être tel que nous le voyons figurer dans Thistiire de ce monde. Il n'a pas été sans lois morales wmnt d'avoir des lois écrites. Mirabeau pense-t«il qM les castors ont eu un état primitif antérieur à leurs merveilleuses républiques (i), ou que les abeîUes» fatiguées un jour de la vie solitaire, ont tomi congrès pour décider qu'elles se réuniraient en société, qu'elles formeraient une monarchie et se domMraient une police et des lois (3)f Si l'illustre orarteur était convaincu que l'association est, pour ces nimainc intelligents, l'état de nature, quelle étrange préoccupation lui fotsait adopter Tabsurde hypothèse qte l'homme, c*est^dire le plus sociable des aniflmuz, n'avait pas porté en naissant l'instinct inné, le besoin invincible, la nécessité toute*puissante de Hwciétér

Mais ce qui confond de plus en plus le bon sens, c^sit que Mirabeau, après avoir pris son point de dépirt dans ces folles rêveries, se mette a formuler les

(ji) H. de Chateaubriand, Voyage en Amiriqui^ t. TU, p. USS (Fume, i837], a décrit ces sociétés d*animaux intelligents.

(J) T. le 4* lîv. ées Gêargfques de Virgile , t. 155 : •• HM Mttgniiquê ttgit&nt $uk teg^us €Pvnm, »

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loi» précises de cet élat imagiodire. La tentative rrest'eile pas plaisante? li décide donc de sa pleine autorité que l'homme ainsi considéré sans société réglée avec ses semblables, n'a pu avoir de diiHt exclusif sur aucun objet de la nature. Je ne sais; vraiment pas pourquoi il le décide ainsi. Car un peu plus loin il accorde à Vliomme de la nature un privi-^ lége exclusif sur sa cabane, sur le produit de sachasse, sur le fruit de son travail et de sa culture, ia. prends acte de ceci, et je demande comment, dés^ lors» il peut avancer raisonnablement que cet homme ne saurait avoir de droit exclusif sur aucun objet de la nature? Est-ce que Tanimal abattu n^est pason objet do la nature? Est-ce que le bois qui soutient ^ couvre la cabane, n'est pas également un objet de la nature? Pourquoi doifb,de l'aveu même de Mirabeau^ ces choses entrent-elles dans le domaine privé de rhomme, et pourquoi toutes les autres que la nature nous a données sont-elles moins susceptibles d'appropriation ? £st*oe parce que le propriétaûre a vaincu et transformé les premières par sa force et son iii<^ duslrio qu*il les possède avec la pensée d'en rester le soûl maitro privilégie? Hais, oed posé, quelle est douo la raison solide qui empêche Mirabeau d'ad* mottro le droit de propriété sur les fruits spontanés do la torre, qu'il exclut nommément de l'approprialion? KsIh'o qu'il n y a pas un certain travail pour l«s cuoilUr? Et $i Tarbre (qui est aussi un firuit spoalAué de la lern^) i>eut tomber dans le domaine privi» l^ié de riHMume^ quand ce denier la Eaçouné pour t^n r^iin^ $a calwini\ esince qu'il ue but pus en dire.

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