CHAPITRE I (art. 896j
^itotions établies au cas de majorât et de- celles
^nt la loi du 27 mai 1826 a autorisé rétablissement.
i69. L'empereur Napoléon I*% en établissant une monarchie nouvelle, avait voulu ajouter à Téclat de ^on tréne celui d'une noblesse fondée sur de grands ^^rvices rendus au pays. Cette, pensée plaisait à la France, où Tamour des distinctions n*est pas moindre ^oe Tamour de l'égalité. En vain la révolution avah ^&oli Tancienne noblesse et proscrit les titres avec ^^eux qui les portaient. Les titres seront toujours une ^duclion et un appât pour Tesprit de notre nation. Fempereur Napoléon s'était convaincu, par Tin* ' ti Cation de la Légion d'honneur, que les mœurs franaccordent bien vite la faveur de la popularité : distinctions qui sont oflertes à tous les mérites et a'adressentà Témulation sans viser au privilége.ll &ra plus avant dans cet ordre d'idées, en créant sa ^>fclesse impériale. Ce fut la noblesse des services «itanls, le prix du mérite et du sang versé. Mais noblesse une fois constituée et acceptée par la «Dce, étaitMl nécessaire de la faire entrer dans la e des substitutions pour la maintenir dans son ^^^^tre et sa grandeur? L'Empereur le pensa « et par ^'^ «écaUiS'Consulte du 14 août 1806 et le décret dot ^^*^ mars 1808, il fut établi qu'un chef de famille ^^^lirrait être autorisé par lui à ériger un majorât, et nbslituer les biens libres sur lesquels ce majorât it assis, au profit de sa descendance, de mâle en e et par ordre de primogéniture. Notons ici que ^^dis que, dans l'ancien régime, le droit de créer;
S54 DONATIONS BT TESTAMBlfTS.
un ordre successif exceptionnel, par le moyen de la substitution, élait livré au libre arbitre de tous les pères de famille, le majorati bien différent, ne pouvait exister, dans le système impérial, que par une concession expresse du chef de TEtat, octroyée en grande connaissance de cause. Là se trouvait un préservatif contre de grands abus, et les majorais étaient des accidents trop rares pour affecter le bien* général. On ne peut nier qu'ils n'aient contribué à maintenir avec honneur quelques beaux noms du règne de Napoléon P'.
Pourtant, ne nous faisons pas illusion sur de sévères vérités. Tout Tart des hommes pour éterniser les maisons n'empêche pas Dieu de les ruiner (1); c'est ce que Ton a vu à des époques où les institutions étaient plus stables que de notre temps. Les substitutions, d'ailleurs, n'ont jamais empêché les dettes, Tinconduite et le mépris qui s'attache aux dilapidations et au manque de foi. Il y a donc quelque chose qui a plus de force que les majorais, pour que la noblesse soit environnée du respect public* Voulez-vous entretenir l'aisance et le lustre dans les maisons? entretenez*y l'ordre, l'amour du devoir, les mœurs et l'économie. Comptez aussi sur les riches alliances qui sont un autre et puissant moyen de réparer certains revers, ou de lutter contre l'actioii des partages de succession. On ne fait pas assez d^at* tention à cette recomposition des fortunes par les mariages, et à l'influence réparatrice qu'elle exerce
(1) Coquille sur Nwemais, U IXXIII, art. f 0.