CHAPITRE V (art
écrit, une expression formelle, une marque cerline del'aillié>ion porsoiinelle: in tahulh^anlchartismem» brancisy vcl in alla matcriâ. Un écrit au crayon n'est pas moins un écrit; s'il est ]»lus fragile q«i'un éorttk l'ericro, s'il n'est pas indéléhile, il n'r>n est pas moins pourvu d'un caractère siifiîsaril de du» ée pour constater au moment du décès nuelle a élé la pensée du îdéfunl (i), et Ton aurait tort du le comparer aux ca- . raclé rfs f gitiTs traiéssUr la poussière. N oublions ;^pps que le testament oîograjdi ; et le plus libre, le î plus sim|do, le plus spontané de tous les odes; ' '^
1473. Iiien n'eu)|Ȑcbe que le testament ol^graihe
,,soii écrit sur plusieurs fetiilies, et il n'est pas néces-
r)VSoire qu« chacune soit signée ou paraphée. Il peut
^îincni^ être écrit sur de»«x feuilles voUml^'s, pourvu
que leur liaison (>uisse éire établie par des indica-
tj lions tiréi'S ex ipsomcl Icslamento, non alnuidè^l
]\ h\^\QcQ suivante s'e4 présentée à U cuir de cas-
:; isalion : j'en ai connu à la chambre des requêtes, et
pi (Bile m'a paru digne d'intéjcL . .
M. Lyraud, alors dépiMé de la Creuse, demandiil g.rtxécution d'un testament olographe f.i l à son profit >f» par **n sieur Meunier, qui riusiiluail sou lég.ilaire oiiUniversel. Ce testamei»l élait écrit sur le reclo de ij deux feuilbs séparées. Toutes les dispositions étaient * écriie> sur le premier feuillet qui était daté. Sur le ;,.^ second feuillet, on Isait: « Telles sont mes volontés no^;»v;Jtesiamcnlaires, qui seront, j'espère, rfcspeclées.
^ ,. (I) Aix, 27 janvier 1856 (Devill., 48, 2, 30). MM. Coin- ' brlisle, art. 970, u* 23. Marcadé, n»2, sur rart. 970.
» J'annule tout testament que je peux avoir f^it sous » daleanlérieure à celle-ci. Néris, ce 29 juillet 1858. » Signé: ^Jeurlier. • C'est le sieur Leyraud quiavak réuni ces deux feuilles l'une a l'autre avec deux p;jins à cat lieler. Elles portaient les traces d'un violent froisserrjent.
Ce teslament fut fortement critiqué. On se prévalut de sa forme singulière pour soutenir que ce n'était qu'un projet; on disait que la première feuille ne se liait à la seconde par aucun lien nécessaire, matériel, grammatical, ou intellecluel ; que l'institution portée sur la première, n'étant pas signée, était sans valeur, qu'elle ue pouvait se soutenir qu'en y rattachant la seconde feuille, laquelle pouvait aussi bien appartenir à tout autre corps d'écriture; que rien n'empêchait de supposer qu'une Iroisième feuille, placée entre la première et la deuxième, ne contînt d'autres conditions modificatives. Le froissement du papier venait à l'appui île ce système.
Mais les circonstances de fait firent écarter, par la cour de Limoges, ces critiques assez plausibles en apparence.
Tout prouvait, en effet, que l'acte avait été écrit au même moment, avec la même plume, la même encre, la même pose de main, les mêmes caractères ; qu'il y avait, par conséquent, un ensemble complet. La première feuille portait en outre, comme la seconde, la date de Néris ; ce qui fortifiait le lien des deux corps d'écriture. Enfin, le testateur avait nmis lui-même l'acte à M. Leyraud, pour lequel il avait de la reconnaissance et de l'alTection, Et le caractère de M. Ley-