CHAPITRE T (aAT. i
Il est donc certain que la donation des 60,000 francs, faite à madame du Basty, par son contrat de mariage, n'est aae le payement jusqu'à due concurrence des 1 00,000 francs à elle promis par le testament de 1825.
En est-il de même des trois autres donations posté* rieores de 4844, 1846 et 1847? On n'en saurait douter. Il d'7 a pas de motif pour penser que Lavareille s'est écarté de ses idées d'imputation et d'égalité. De même qn*i\ a payé le legs de dot à madame du Basty, de même il Ta aussi payé à ses trois sœurs. La seule différence est qa*il Ta payé en totalité pour les trois sœurs, tandis qu'il ne Tavait payé qu'en partie pour la première.
L*identité de la somme payée en dot et de la somme léfinée en dot (100,000 francs), prouve de plus en plus rfdentité de cause entre le legs et la donation. Una et eadem eawa.
Cependant, on peut faire une objection. Après le mariage de madame du Basty, son père , légataire universel de Lavareille, est décédé, et ce n'est que posté* rieorement à sa mort que les trois sœurs ont été établies. On ne peut donc pas dire ici que Lavareille a été arrêté par le désir de ne pas atténuer le legs universel de son frère M par le sentiment si naturel de ne pas préférer ses nièces à ce dernier.
Mais cette objection n'est pas solide. Reste toujours que Lavareille a payé en dot ce qui avait été légué en dot, et cela suffit. On peut y ajouter qu'il avait I idée de remplacer par un autre testament celui de 1825, bouleversé par la mort de son frère, et qu'il devait ajourner toute augiiientation de libéralité jusqu'au moment suprême où il réglerait le sort de sa fortune dans une vue d'ensemble pour toute sa famille.
La correspondance ne laisse pas de doute à cet égard. Une lettre, du 15 janvier 1845, écrite par Lavareille à et belle-sœur» dit que la somme de 100,000 francs n'est qo^on à-compte , et qu'il leur réserve un dernier souvenir.
Dans une antre lettre, du 15 janvier 1845. il dit à madame de Corn Queyssac, qu'indépendammcint des
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100,000 fipa0€«, «il espère lui offrir, ainsi qu'à se&amffes » nièces, un (tevftîersoufenir. »EDfln'ydaii»utteUorsîèf]M lettre du 9 mers 1845, écrite i sa belle-scur, ik dk qu'il espère que « see nîèce» nvront de lui un souvenir qui M f sera pas éloigné 4e 200,000 francs. Avec h fortune de » la maison, veue poutez le» apprécier dans leur fotliM^ ^ pour te cbifffe envire» de 300,000 fr^ » A ce momreaty la fortune de Lftvareille temchait à sen apog^ Quepro*» met-il à ses nièces? 200,000 francs environ menant de lui, qui/djoutétf à 100,000 environ qu*eUes ont de leurs parents, portent leur avoir è 300,000 franes.
Mais voyez les termes dont il se sert: il emploie de^ expressions desquelles il résulte que ce souvenir qif*il veut offrir à ses nièces n'est pas du toat le testament de 1825, mais que c'est dans an testament à faire ao'îl le consignera. S'il eût eu en vue le testament d» lo25r il n'aurait pas parlé de 200,000 fr« comme ém chose approximatrve. 11 aurait parte de 200,000 fr. taatjusta* Do reste, le projet du 10 septembre 1847 prouvas bien que, depuis la mtort de son frère, Lavareille était dmiiiaé par l'idée de foire un testament.
Ces argumenter sont suffisants pour prouter Vuna etea* dem causa des legs et des dots. Ce que demandent leir nièces de Lavareille, c'est un privilège qtri détrurrait règalitéprévoe dans le testament et qui, cantrelMie probabilité, mettrait une inégalité choquante, îuiménlée et inexplicable, entre les fréresréduitsaalegs de 100,000 fr« et leurs sorars ayant des avantages doubleai
Pour fortifier ces raisons, il n'est pas nécessaire d^af-
Îumenler d'un projet de testament du 10 sepTembrar 847, envoyé à Lavareille par te notaire P'elincan , et duquel il résulte que Lavareille préiérait ses neveux à seê nièces , et se croyait quitte envers eelles<<^ci par les dotaconstrittées. IlestdifGcfle de tirer parti d'un tel écrite qui n'a pas eu pour lui le supremum defunctijttdiciumf lea premiera jugea lui ont donné une importance ex»-* gérée.
Il faut cependant s'arrêter à une objection que présente la donation faite à Mme Gam-Queyssac, le 18 fé*