‹ Des donations entre-vifs et des testamentsChapitre 18 sur 371 · XLI1 PRÉFACE · texte numérisé non relu

XLI1 PRÉFACE

milles (1) ; c'est laque se faisaient les testaments qui semblaient comme une dépendance du domaine de la religion (2).

Mais quand la guerre appelait l'armée sous les drapeaux , les soldats sortant de leurs pacifiques foyers pour marcher au combat pouvaient tester par une forme plus simple, qui consistait à nommer son héritier en présence de trois ou quatre témoins (3). C'était souvent au moment des plus grands dangers de la mêlée ou de l'assaut que le soldat pensait à son héritier et mêlait au souvenir de la patrie celui de la famille (4).

On appelait ces testaments in productif, Gabino ou in procinctu, à cause du costume militaire que portait le disposant, ceint de sa toge, dont les pans, rejetés sur le dos , en étaient ramenés pour serrer le corps (5). Le soldat était comme dévoué aux dieux (6). L'armée tout entière était placée sous la protection des auspices qui dirigeaient ses pas (7). Elle avait sans cesse avec elle les pontifes, les augures et les aruspices, qui excitaient son courage par les prières, les consécrations, les prédictions et les formules sa-

(1) Aulu-Gelle, Sacrorufn detestatio (loc. cit.).

(%) Aulu-Gelle, loc. cit. Théophile, 2, 10, § -1 . Heineccius, loc. cit., §13. Beaufort, De la république romaine, ch. Des comices des curies. {Infra, n° 1430.)

(3) Aulu-Gelle, loc. cit. Caïus, comm. 101. Plutarque sur Coriolan, § 1 1 . Hei neccius, §§ 13 et 14.

(4) Plutarque, loc. cit. Velleius Paterculus, 2, 5. Aulu-Gelle, loc. cit.

(5) Virgilr, Mrwid., VIT, v. 612, et Servius sur ce passage.

(6) Cicéron, De nat. deor-, 2, 3.

(7) Virgile, loc. cit.

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