CHAPITRE 1 (ART
a-i-il pu dire qu'on pouvait impunément négliger la volonté d'un mourant? Le genre humain se révolte à cette idée, et Virgile, le grand peintre du cœur de l'homme,, a été l'interprète de ce culte de l'humanité pour les morts, quand, après avoir représenté l'infortunée Didon victime de son amoureux désespoir, il met dans son âme repentante et déchirée le remords de ne pas avoir gardé la foi promise aux Mânes de Sichée M). T.a plus douce consolation des mourants, c'est d'espérer que ceux qui leur survivent seront les fidèles exécuteurs de leurs derniers vœux; trahir celte espérance est un acte inhumain et une détestable désobéissance !
24. Nous tenons donc pour certain que le testament est dans la nature, qu'il est une consolation de la mort (2), qu'il est un des exercices les plus chers à l'homme de son droit de propriété. Nous disons avec l'empereur Constantin, dans une de ses Constitutions les plus empreintes de l'esprit chrétien : « Nthïl enimest, quod mugis homiuibus debeutur, quum iU supremœ rohuitutis, postquam juin uliud celle non possunt, liber sit stj/lus, et lieitum, quod iterum non redit, urbitrium (8). » Nous citons aussi comme excellentes ces paroles de Quintilien : « Et in more eivilutis et in legibus position est, ut quotiens fieri potuerit. defunclorum testumento stetur. Idque non mediocri ratione : neque enim uliud ridetur solatium mortis, quum voluntus ultra mortem. Alioqui potest qruve videri ctiutn ipsum patrimonïum, si non inteqram legem habet, et eum omne jus nobis in id [jermittatur viventibus, auferutur morienfibus il). »