TITRE DEUXIÈME DE LA SUCCESSION TESTAMENTAIRE ENTRE ÉPOUX
210.— Nous venons d'étudier les droits de succession ab intestat accordés aux époux. Nous avons vu comment, à défaut de manifestation de volonté de la part du prémourant, la loi avait réglé les droits du survivant.
Il nous faut maintenant aborder l’étude de la succession testamentaire.
Nous n’avons rien de spécial à dire, ni de la forme des testaments entre époux, ni des effets de la vocation du conjoint. Sur tous ces points,*c’est le droit commun qui est purement êt simplement applicable. Au contraire, la quotité de biens qui peut être donnée au conjoint par testament (ou par donation) n’étant pas la même que celle dont peut être gratifié un étranger, nous devons consacrer à l'étude de la quotité disponible entre époux d'assez longs développements. Nous n'avons pas d’ailleurs la prétention d’épuiser le sujet : nous nous contenterons d’en présenter les grandes lignes, bornant nos explications aux principales questions, et glissant rapidement sur les controverses que le laconisme de la loi a suscitées.
Notre étude de la quotité disponible entre époux sera divisée en trois chapitres :