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yai^ti duiu loulc 1 Eurupc. (/. de» Ec.y ii" 4U, 15 scplcmbre IdTiO, t. XXVil, p. lOB.)
(I) Comp. en sens contraire Touvrage de Muquardt pain en 1851*
(8> U 6ti bon, néanmoins, de présenter à nouveau une obeemtion d^à
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D'autres fails vionnent corroborer nos allirmations. Eu 18oi| Bruxelles possédait sept cent huit ouvriers typographes ; en 1860» sept cent soùLanle-dix-sept; en 1843, on y employait cent quatre-vingt-dhL^pt presses; en 1861, on en cuiiiplail cent cinquaule-six & bras, ciuquanle mécaniques et douze à vapeur ; chaque presse mécanique fait la besogne de trois à quatre presses à bras : Faugmentation était donc en réalité de plus de soixante-dix presses. Eulin, en 1861, on tirait par jour, dans les diverses imprimeries de Bruxelles et de ses foubourgs, trente-cinq mille feuilles de plus qu'en 1858.
109. — La Belgique n'était point le seul État dont les auteurs cu^^euL il se piaiudi^e. Au commencemenl de ce siècle, Leipzig faisait, à firuxellest sur le terrain de la réimpression, une concurrence très considérable. Les autres villes de TAllemagne rivalisaient sous ce rapport avec Jieipzig même. « 11 n y a pas de pays, disait Koch, où cette espèce d'industrie soit poussée plus loin qu*en Allemagne* Le partage de ce pajrs en plusieurs souverainetés la favorise et elle trouve de la protection dans les principes de gouvernement de (Quelques Etats. La monarchie autrichienne, le royaume de Wurtemberg et le grand duché de Bade sont les principaux foyers de cette espèce de brigandage littéraire. » (Histoire det traités de la paix, édit. SchœU, CXLI, §. 5 ; — adde n« 54.)
A rbeure actuelle, TAllemagne est visiblement entrée dans la soie de la protection interiiatiuiuile : à s'en tenir tuiitetois à certaiuK renseignements que rien ne peut faire suspecter, on y tdérerait encoro la réimpression illicite des œuvres étrangères. M. Paelz, libraire-éditeur à Nanmbourg (i), pubUeune BibHo'
indiquée ; la Franco pormit d'écouler los produits des réimpressions illicitemtMit fabriqucf^s avant la mise en vigueur de la convention ; la suppression imminente de la contrefaçon amena une iiurexcitation dans le marché ; inais^ à partir de Tannée 18G6, It fannsition s'était accomplie et, dès cet instant, après une dindimlisa «omeatsnée, on tit l'importuioe des «porlatioiis belges aogmaitor d'année en année.
(1) V., ponr lea rédainatfons qa'a suscitées Pindnstrie de cette ville, la f ëpome du Comité pour la protection de la propriété intsUectneUe, au minis-
DEtXlËMË PAKllK
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thèque choisie; sous ce titre, il fait paraître les principales oeuvres des auteurs les plus connus ; il pousse 1 effronterie jusqii*èL indiquer Paris comme lieu de provenance de ses rapines Htté— raires. M. Paetz va même plus loin, si nous eu crovons M. Tis— sot (Voyage aux pays omiexét, édit. Marpon et Flammarioo, p.22l). La dernière page dechacun des volumes qu*il met au joui* est ornée d uu sceau au milieu duquel on voit l aigle prussienne, les ailes déployées, tcoant un sceptre dans une griffe et la boule du monde dans lautre ; on lit en toutes lettres, autour de cet oiseau de proie si bien à sa place : « contrefaçon interdite, n
Au moment où écrivait M. Y. Tissot, la Bibliothèque choisie avait d^à publié plus de deux cents volumes renfermant les œuvre» d'Alexandre Dumas, de Paul Péval, de Sandeau, de Georges Saud, de Théophile Gautier, de Feydeau, de Xavier de Montépin, de Paul de Kock, de Maiot, d'About, de Gonzalès, d*Arsène Houssaye, de Paul Perret, d^Achard, d*Escoi&er, de Zaccone, de Lcscure, de Ponson du Terrail, etc.
A Biefeld, MM. Vilhagea el Kiasing éditent, sous le titre général de Théâtre Français, toutes les pièces qui ont quelque vogue dans notre pays.
M. Tissot cite aussi la contrefaçon que commet, sous le titre c)e France Uitérairet un industrieux Allemand, de Brunswick. Cet éditeur consciencieux a même pris, comme marque, celle-là même qu'emploie, en France, la maison Didot (une vignette représentant l'Institut). On le voit donc, malgré la foi due aux traités, la contrefaçon des ceuvres firançaises n*est point toujoui-s réprimée dans l'empire allemand. Ajoutons cependant que quelques éditeurs montrent quelques scrupules : ils ne reproduisent pas mol A mot les œuvres des autours français ; ils les germanisent en modifiant les noms des personnages. C'est ainsi, par exemple, qu'ils ont fait de MadC' moiseUe Giraudf ma femme (de A. Belot), un livre absolument
li-c des alTaires étrangères (21 juillet 1879).— V. aussi une conférence faite au cercle de la librairie à Paris, par M. Gennond de Lavigoc mars 1881).
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semblable, dont ils n'ont changé que les personnages et qu'ils débitent sons le titre de : Nuit de nocet de la eomiesêe V, 6, et
derécuyer V. S.
liO. — L'Espagne se montre très libérale dans sa législation ; il ne semble pas que les intentions bieuTeillantes des gouver^ nants aient désarmé l'andaee des contrefacteurs. M. Alphonse Daudet n'a pas eu à se féliciter de nos voisins d'au-delà les Pyrénées. Un senor Ëduardo liopez Bago 8*était épris pour .Vi^Aod'un enthousiasme extrême ; il n'avait pu s*em pécher de le traduire : il en avait aji; ainsi sans la permission de l'auteur ; mais le mieux, c'est qu il crut bon de se faire louer par sa propre victime ; il fabriqua une lettre apocryphe, curieuse à consulter à plus d'un titre (V. le Petit Journal du 30 décembre 1884). Pour ï£vangélisti'y notre romancier eut aussi beaucoup à se plaindre du journal madrilène £1 Globo, (V. le Temps du 10 janvier 1885.)
— Le Brésil est, lui aussi, funeste aux intérêts de nos écrivains. Ce phénomène n'est point fait pour nous étonner: ce pays ne protège pas même ses nationaux. Certains journaux avaient essayé de réagir contre ce fâcheux état de choses. Le Jornal de Commercio avait acheté à Victor Hugo et à Alexandre Dumas le droit de reproduire certains de leurs romans. Mais à peine ces traductions autorisées fùrent-elles lancées, que d'autres joiirnaux s'en saisirent et enlevèrent à leur collègue les profits que seul il aurait dû réaliser. (Comp. Bull. Au., V sér., n* 9, p. 71 ; Report en vue du congrès de Lisbonne (M. Santa-Anna-Néry) ; — Fliniaux, p. 403.)
Au congrès de Lisbonne, l'association littéraire internationale a voté le vœu suivant: « Le congrès, etc.. émet le vœu que l'empire du Brésil, qui a aboli la traite et toancipé lea esclaves, poursuive son œuvre honnôte et civilisatrice en reconnaissant les principes élémentaires de la propriété littéraire. » (Bull, Ass., sér., n* 10, p. 36.)