PARTIE II. DYSPEPSIES HABITUELLES
gumes au vinaigre, toutes choses que les malades demandent par instinct , leur sont généralement utiles. L^s substances animales, les viandes en particulier y leur sont à la fois désagréables et nuisibles.
Si, comme il arrive quelquefois, aux symptômes de cette dyspepsie se joignent ceux d'un embarras gastrique ou intestinal , un vomitif ou un purgatif sera indiqué, et produira des effets utiles.
A raison de l'influence fâcheuser de l'hiver sur la production de cette espèce de dyspepsie, il semblerait convenable de placer ces malades ndans des chambres un peu chaudes. Mais on doit croire que, si la maladie se montre surtout au printemps, c'est moins à la température de l'hiver qu'il faut en rattacher le développement qu'au régime presque tout animal qu'imposent au plu^ grand nombre la rareté et la cherté des tégumes verts et des fruits.
Nos voisins d'outre-mer ont, depuis quelques années, conseillé comme antidyspeptiquè un remède qui semblerait plus particulièrement destiné à combattre la dyspepsie alcaline , et qu'ils ont prescrit à peu près dans. tous les cas indistinctement, sauf cependant ceux dans lesquels il y a des aigreurs et qui doivent appartenir à la dyspepsie acide.
Ce remède consiste dans une solution au dixième
d'acide chlorhydrique, dont on prend une goutte dans deux cuillerées à t)ouche (30 grammes) d'une
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infusion amère ou aromatique : cette solution {ad gratam aciditatem) est prise immédiatement avant chaque repas. Si Ton en croit leurs rapports^ te soulagement produit par ce remède, dans les dyspepsies, serait à peu près constant, et la conclusion, qu'il n'y aurait pas lieu d'en: chercher d'autre* Il ne faut que réfléchir aux causes si va* riéeS) quelquefois si opposées , qui peuvent donner lieu à la dyspepsie, aux formes diverses qu'elle revêt, pour apprécier à priori la valeur de ces espèces de panacées proposées contre toutes les dyspepsies, et appliquées indistinctement à toutes les variétés de la maladie, une seule exceptée, et encore trèsimparfaitement signalée, celle où il y a des aigreurs. Je comprends parfaitement qu'un médecin consacre une partie, même considérable, de son temps à la recherche d'un spécifique contre la rage, par exemple, parce qu'il peut , je dirais presque parce qu'il doit, y en avoir un, et que, dans les conditions actuelles de la thérapeutique, le mal, une fois développé, est absolument incurable. Mais qu'on cherche un remède qui guérirait toutes les pneumonies ou toutes les dyspepsies, les dyspepsies surtout, c'est évidemment courir après l'impossible, et perdre de vue les règles fondamentales de la médecine. Sî, en suivant cette voie, on arrivait à quelques résultats en apparence favorables, on ne saurait douter qu'en les prolongeant quelque temps, avec le soin