PARTIE I. — DVSnPMES ACC1DBNTBLLB
pour les • personnes qui n'en ont pas Thabitudé» Je me rappelle en avoir fait l'expérience sur moî"lâéme. Â une époque où j'éprouvais fréquemment qudques signes de pléthore cérébrale, je crus de«voir supprimer la petite quantité de vin que je mêle, dans la proportion d'un tiers, à l'eau que je bois à mon repas. Dès le premier )our je ressentis qudque pesanteur d'estomac , dont je cherchai la cause dans la qualité ou la quantité des aliments que j'avais pris. Le lendemain, je me iins à des aliments plus légers et en quantité moindre : ma digestion fut cependant plus pénible que la veille. Le surlendemain, je diminuai de moitié les aliments plus légers encore auxquels je m'étais réduit : Les malaises épigastriques ne firent qu'augmenter. Alors seulement la pensée me vint que tout cela pouvait dépendre de la privation de vin. Je me remis le quatrième jour à Teau rougie, à mes aliments accoutumés, et je me trouvai immédiatement délivré de cette espèce de dyspepsie passagère qui avait constamment augmenté pendant trois jours, et dont la cause ne me laissa plus de doutes.
Si une simple modification dans un point quelconque du réfrime, comme celui que je viens de sigoL, «,«» pour troubler les dig.1... il en est à plus forte raison de même lorsqu'un changement considérable est apporté, sans transition et simultanément, dans le choix et la quantité des aliments et
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des boissons, comme oq l'observe chez les persomieç pour qui un changement de pays, de climat , de position sociale, entraîne inévitablement un change*ment plus ou moins complet dans le régime alimentaire ; l'estomac ne se prête pas toujours à des revirements aussi entiers et aussi soudains, et un trouble plus ou moins sérieux des fonctions en est souvent la conséquence.
Nous bornons là ces considérations, plus longues déjà que nous ne nous l'étions proposé, sur les dyspepsies accidentelles. Elles ne devaient être et elles ne constitueront qu'un chapitre accessoire, une sorte d'introduction à la fois et de complément à J'élude des dyspepsies habituelles, qui est le véritable objet de ce livre.