‹ Des dyspepsiesChapitre 3 sur 122 · PARTIE I. — DYSPEPSIES ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

PARTIE I. — DYSPEPSIES ACCIDENTELLES

rend l'individu moins apte physiquement et moralement aux actes ordinaires de la vie. Il s'y joint souvent de la somnolence, de la fatigue, de la soif, un peu d'accélération dans le pouls. La bouche devient pâteuse ou sèche, et l'appétit moindre ou nul au repas suivant, l'évacuation alvine qui suit ces malaises diffère ordinairement de celles qui appartiennent à l'état de santé du sujet, par sa consistance, sa quantité, son odeur.

A un degré plus prononcé, le patient se plaint de distension de Testomac , -de douleurs plus vives à l'épigastre d'abord , puis dans chacun des points du ventre qu(e parcourent les matières alimentaires, de nausées, de vomituritions; quelquefois même il vomit tout ou partie des aliments ingérés. Â la suite de ces premiers accidents dont l'estomac est le siège, il accuse des coliques vives suivies de l'évacuation de matières mal élaborées, dans lesquelles on reconnaît souvent une partie des aliments pris au dernier repas. Il n'est.pas rare, dans ce degré moyen, de voir le refroidissement général, les sueurs froides, des demi-défaillances^ précéder les symptômes locaux et répandre quelque obscurité sur le point de départ , et par conséquent sur la véritable cause du mal. Mais bientôt l'apparition ou laprédominance des douleurs abdominales, des évacuations par haut et par bas, viennent, avec la relation du malade et des assistants, dissiper les doutes.

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Dans un degré plus intense encore, Tindigestion ))eut se montrer avec ra[^arence d'une maladie très-grave, soit à raison des douleurs violentes dont Tépigastre et le ventre sont le siège, des vomissements, des selles^ soit surtout à raison de l'inten'» site des phénomènes généraux qui s'y joignent et qui ressemblent, dans quelques cas, aux symptômes du choléra ou de Thémorrhagie cérébrale.

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