‹ Des dyspepsiesChapitre 40 sur 122 · PARTIE n. DYSPEPSIES HABITUELLES. iC · texte numérisé non relu

PARTIE n. DYSPEPSIES HABITUELLES. iC

11 a\ait très-bien remarqué que, soit dans Fétat de santéy soit dans Tétat de maladie, moins il huilait Hiieux il se trouvait; il ajoutait que toutes les fois qu'étant malade ou simplement incommodéy i) réclamait les secours de Tart, on ne manquait guère de lui prescrire une boisson dont il ^e trouvait constamment mal ; qu'en ayant fait la remarque aux médecins qui le traitaient, et ceux-ci ne tenant pas compte de son observation, il avait fini par supprimer dans leurs prescriptions tout ce qui était tisane; que si, au contraire, après avoir lutté sur ce point, il avait, par une déférence assez naturelle, fini par céder, il avait souffert de l'estomac et observé comme résultat constant de Tusage de boissons abondantes, la sécheresse de la bou-' che, la diminution de Turine et la couleur plus foncée de ce liquide. J'ai observé chez plusieurs autres sujets des effets tout semblables. Je citerai en particulier le fait d'une dame qu'une dyspepsie de ce genre, mais portée à un degré considérable, avait réduite à un tel degré de faiblesse et de mai* greur (ce qiii est fort rare dans ces cas) que sa famille avait conçu de très-graves inquiétudes sur son existence. Le régime sec la remit complètement; mais elle ne pouvait s'en écarter sans en souffrir immédiatement. Elle me rapporta, entre autres choses, que si, dans une réunion nombreuse du soir, elle se laissait aller, à raison de la chaleur, à pren-

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dre un verre d'eau pure ou édulporée ayec quelque moçt elle se réveillait le lendemain matin avec une sécheresse presque^ complète de la bouche ot une SiOrte de suppression d'urine.

Les personnes atteintes de l'espèce de dyspepsie qui nous occupe, accusent en outre la plupart des^ malaises qui ^ font sentir. dan^ les autres formes de dyspepsie. Elles se plaignent de digérer pénib]iement, de souffrir après, lueurs repaç,,pendant plusieurpi heures, d'être sans appétit, de n'avoir pas Iç bien-^ être et l'entrain dont elles avaient joui autrefois. Sî le mal a de l'intensité et de la durée, il amène, comme daiis ses autres^formes,pne diminution plus ou moins i^otabJedansl'embonpoint et les forces: chezladaune dont il a été question dans cet article, le dépérisse** ment avait fait craindre l'existence d'une lésion organique, de l'estomac.

Le symptôme particulier à cette dyspepsie est la production, dans la région stomacale, d*un bruit de clapotement dû évidemment à la présence simulta* née d'une quantité plus considérable sans doute que dans l'état sain, de liquides et de gaz, dans la cavité de ce viscère. Ce bruit, se fait entendre dans 1^ grands mouvements aui^quels le malade se. livre^ qu'il se lève ou se couche, qu'it s'incline rapider? ment sur un côté ou sur l'autre. Il s'en aperçoit sour vent lui-même, mais sans y attacher d'importance et sans, juger nécessaire d'en informer le médecin,

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qui Jeeon&tale facilement et à peu près^ronstamment, à quelque distance des repas qu'il ejKamine le sujet, en exerçant avec la main une pression rapide sur la partie gauche de l'épigastre, dans l<rpoiAt corres^ pondant au grand cul-de-sac de Testomac. Il le fvo^ duil également et mieux encore en plaçant ses deux mains spr les flancs du malade, et en imprimant au torse» légèrement soulevé, deux ou trois secousses latérales : c'est un examen qu'il faut ne jamais omettro chez les sujets atteints de dyspepsie. Pour ee mode^d^exploration, le malade doit être couché à plat sur son Ut ou sur un canapé ; et il est indispensable, ou du moins (nréférable, que le ventre soit ànuy ou recouvert d'un .seul yétement comme la chemise, ou Je gilet de flanelle.

La présence d'un liquide dans l'estomac, chez un «ijet qui vient de manger et de boire, est chose qui parait toute naturelle^ et le clapotement perçu dans ces conditions semblerait devoir être normal, et naéme constant ; cependant il n'en est rien.

. En effet, ni. les mouvements imprimés au torse, ni la pression rapide de la main sur le flanc gauche^ D6> déterminent ce phénomène chez l'homme en santé, même après le repas,^ tandis que dans certaines conditions morbides, il est reproduit cons-* tamment lorsqu'on: le cherche et qu'on le provoque, plaideurs heures après le dernier repas, et Eiéme. quand l'heure du repas suivant est arriérée*

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D*où il est naturel de conclure que les liquides ingérés dans l'estamac n*ont été ni absorbés^ ni poussés en totalité dans les intestins, qu*une quantité notable reste constamment dans l'estomac , qui semble être devenu inhabile à les digérer convenablement. J'ai constaté ce clapotement chez un homme qui vint me consulter chez moi, et qui n'avait rien bu depuis la veille à l'heure de son diner; il s'était passé dixsept heures, d'après son évaluation. Il avait observé que l'usage des boissons exaspérait constamment des coliques auxquelles il était depuis longtetnps sujet, coliques ordinairement sèches, rarement avec dévoiemcnt. Lorsqu'il vint me voir pour la première fois, il se plaignait aussi de palpitations pénibles ; le cœur semblait augmenté de volume et présentait à sa partie moyenne un bruit de souffle très-prononcé. SousTinfluence d'un régime convenable, suivi pendant quelques mois, et composé exclusivement de substances solides, tous ces accidents, clapotement, palpitations, avaient complètement disparu. Les palpitations étaient sans doute de la nature de celles que nous avons signalées dans la dyspepsie flatulen te. J'ai vu un autre individu, atteint de dyspepsie des liquides, qui, en appuyant avec quelque force la main sur l'épigastre, faisait remonter dans sa bouche plusieurs onces d'un liquide aqueux ; mais ce fait a été unique pour moi. La percussion permet de constater,

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comme la duccussion, la présence simultanée de gaz et de liquides dans l'estomac. Ce viscère présente, dans quelques points de la région qu'il occupe, un son plus mat, dans d'autres, un son plus clair qu'à l'état normal; et si Von fait inclinerWe malade tantôt vers un côté, tantôt vers l'autre, on reconnaît que le même point présente allernativement une sonorité très -différente ou même tout opposée.

Le clapotement stomacal pourrait se confondre avec un bruit analogue , dont les gros intestins sont quelquefois le siège, qui ^e produit également par le mouvement de la totalité du tronc, mais mieux encore par la pression rapide de la main sur les régions occupées par les côlons. On le rencontre particulièrement chez les sujets qui ont pris récemment un lavement, et chez ceux qui sont atteints de diarriiée séreuse. La connaissance de ces conditions et le siège spécial du clapotement suffisent pour le distinguer du clapotement stomacal, qui, produit dans une cavité plus grande, donne un bruit différent, qui se distingue du clapotement intestinal, comme le gargouillement, produit dans une vaste caverne tuberculeuse, se distingue des craquements humides moins volumineux qui <Kit lieu dans les petites cavités.

Il est à peine nécessaire d^ ajouter que le bruit analogue que détermine la succussion du tronc chez les sujets atteints d'hydropneumothorax, pourrait

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