‹ Des dyspepsiesChapitre 44 sur 122 · PARTIE 11. — DT8PEP81BS HABITUELLES. il · texte numérisé non relu

PARTIE 11. — DT8PEP81BS HABITUELLES. il

rappellerons cependant ici que la dyspepsie accidentelle, l'indigestion, n'est pas toujours d'un diagnostic facile, lors même que les aliments, ingérés en trop grande abondance dans l'estomac, n'ont pas été, en outre, arrosés par une quantité proportionnelle de vin. L'indigestion, avec et même sans ivresse, peut offrir l'apparence d'une forte congestion cérébrale, et même d'un état apoplectique, qui porterait le mé* decin à l'emploi des saignées générales, tout au moins inutiles dans la plupart de cea cas. Lés questions adressées aux personnes qui entourent les malades mettebt au moins sur la voie, et l'inges* tion préalable d'une certaine quantité d'eau chaude dans l'estomac, provoquant le vomissement de ce qu'il renferme, peut lever toute espèce de doute. Après le vomissement,* les symptôoies plus ou moins effrayants que présentait le malade, se dissipent rapi dément, et ilne reste plus que la fatigue et le malaise qui sont les conséquences ordinaires, d'une forte indigestion.

Les vomissements d'aliments, qui ont lieu quelquefois audébutd'une maladie aiguë, dont l'invasion a été soudaine, pourraient donner à croire, comme on l'a vu dans la première partie, qu'il n'y a là qu'une simple indigestion, et que le lendemain le malade sera revenue la santé. Cette erreur, bien qu'elle soit sans conséquence, pourrait être imputée à faute au médecin, et, le plus communément, il lui est possi-

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ble de l'éviter. Les renseignements qu'il obtient du malade lui-même et des assistants lui font connaître que le repas de la veille n'a pas été plus copieux que d'ordinaire, et qu* aucune circonstance postérieure à ce repas n'a pu le troubler. S'il apprend, en outre, que le vomissement des aliments a été précédé de ce frisson intense qui marque l'invasion de beaucoup de maladies aiguës, de phlegmasies en particulier; que la fièvre était allumée depuis plusieurs heures quand le vomissement est survenu ; qu'à l'encontre de ce qui a lieu dans le cas précédent, le malaise, qui avait précédé le vomissement, n'a pas cédé, ni diminué, qu'il a même augmenté : il devient évident qu'il doit être rattaché à une maladie qui débute, et qu'il n'est pas le fait d'une simple indigestion. Quelle sera cette maladie qui débute? Il n'est pas toujours possibledeledéterminer immédiatement; et ce n'est pas, du reste, à ce moment, le point important. Toutefois, s'il règne une affection épidémique, éruptive, phlegmasique, paludéenne, puerpérale, c'est de ce côté que les présomptions se dirigent. Dans les cas où il n'existait, ni chez le malade, ni autour de lui, de motifs de craindre telle maladie plutôt que telle autre, il m'est souvent arrivé, quand le froid du début était intense et long, d'annoncer comme très-probable, surtout chez les vieillards, l'apparition prochaine des signes d'une pneumonie; et je ne saurais dire combien de fois l'événement a

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