‹ Des dyspepsiesChapitre 45 sur 122 · PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES · texte numérisé non relu

PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES

justifié ce diagnostic en apparence si hasardé. Le vomissement^ n'ayant été suivi d'aucune amélioration, n'était qu'un phénomène accidentel ; le frisson violent était le signe principal. Or, chezles vieillards, le frisson violent est un signe d'une immense valeur dans le diagnostic d une pneumonie qui débute.

ARTICLE H

Nous avons exposé précédemment (pages 69 à 85) les circonstances dans lesquelles les symptômes de la dyspepsie essentielle peuvent être voilés, et ils le sont surtout par la prédominance des symptômes généraux : c'est le premier point du diagnostic. Le second a pour but de déterminer si la dyspepsie ne serait pas symptomatique d'une maladie donnant lieu à des troubles digestifs analogues. Nous allons exposer les principales de ces maladies, et indiquer les signes propres à les reconnaître. Quelques formes spéciales des dyspepsies exigeront aussi, sous le rapport du diagnostic, des articles particuliers.

ARTICLE m.

MALADIES QUI POURRAIENT SR CONFOin>RB AVEC LA DYSPEPSIE.

Parmi les maladies qui offrent des ressemblances avec les dyspepsies, nous citerons l'embarras gas* trique et intestinal, la gastrite et l'entérite chroni-

ques, les affections organiques de Testomac et des intestins, du foie, du pancréas, des épiploons, dans leurs premières périodes surtout, certaines hernies épiploïques latentes, et le relâchement extrême des parois abdominales, chez les sujets qui ont beaucoup maigri, chez les femmes qui ont eu beaucoup d'enfants. Il n*est pas rare d'observer, dans certaines lésions aiguës et organiques du cerveau, dans les affections chroniques des poumons, dans les simples bronchites, dans la coqueluche, dans Talbuminurie, dans les affections des reins et de la vessie, dans celles de la matrice, des troubles sympathiques ou secondaires des voies digestives. Mais dans ces derniers groupes de maladies, le diagnostic n'offre de l'incertitude que par exception : aussi ne ferons-nous ici que les indiquer, et nous garderons-nous d'énumérer les signes qui les distinguent. Il en est autrement pour la première série de maladies que nous avons indiquées, et qui présentent, dans leurs symptômes, assez de ressemblance avec la dyspepsie, pour que le diagnostic rencontre souvent des difficultés réelles.

§ !"• — Embarras i^astrlgue et IntesilBal.

Les affections désignées sous les noms d'embarras gastrique et intestinal sont peu connue^ dans les conditions matérielles qui les constituent; mais elles sont bien connues du praticien, qui sait qu'au

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nioyen d*un iM)mittf oa d'um purgatif, il'«lébar« valsera proioptem^nt l6 mabde 4)u^ en offre les j^^fies^ Ces affections sont caractérisées par des ti^ûijibles digestifs assez tranchés pour qu'on ne les* QOtifonde pasav^ la dy5pq[>sie. L'invasion. prompte' de l'embarras gastrique et intestinal, Tamertuine et la fétidité de la bouche et <ies matières vomies ou évacuées par bas, l'enduit épais dont la langue esti couverte, les nausées, les ' vomissements, ne per*' mettent guère; de confondre' ces indisposions pi»sagèr^s avec la dyspepsie , dont la durée est généralement de quelque longueur. La guérison ordinai«« rement prompte au moyen d'un vomitif ou d'ua purgatif, selon que les symptômes portent sur Testo*^ mac ou les intestins, ne laissent pas de doiAe sur la nature du mal.

S a. — Ciastrlte et entérite.

L'inflammation de l'estomac, cette trop célèbref gastrite , dont Broussais avait fait le piveau desa méde^ cine, ostune maladie presque effacée des cadres nosologiques actuels, et surtout des^elevés quotidiens et annuels des maladies observées dans la plupart desf villes. 11 faut reconnaître, en effet, que si l'estomac ressent facilement de la fatigue, si son action régu*" lière se dérange fréquemment par un mauvais ré*J gime, il est assez ra^e qu^ les causes qui agissent sur lui y déterminent une. inflammation propre-^

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ment dite, à moins que ce» causés ne soient elle^ mêmes du nombre de celles qui produisent une . inflammation sur toutes les parties vivantes avec lesquelles elles seraient mises en contact comme des boissons brûlantes, des agents chimiques, des acides ou des alcalis concentrés, des sels corrosifs, ou des végétaux acres. Encore ces agents détermineraient-^ ils une inflammation artificielle, comme la moutarde ou les cantharides appliquées à la peau, et ne pro* duiraient'-ils pas une phlegmasie proprement dite, comme l'érysipèle ou ht pneumonie, qu*on appelle par ce motif phlegmasies spontanées. Non assurément que celles-ci se développent sans cause^ mais parce qu'elles sont le résultat de causes internes que nous ne pouvons saisir, de modifications intimes de l'organisme qui nous échappent. L'estomac n'est pas entièrement à l'abri de ces phlegmasies proprement dites, mais il n'en est que très-rarement atteint; tandis que les intestins, surtout dans certains points de leur étendue, 7 sont très-sujets« L'inflammation de l'estomac, sous forme aiguë, est caracténsée par une invasion prompte, par une douleur vive dans Tépigastre, que la pression extérieure augmente, par un sentiment de chaleur, par une soif intense, par des vomissements souvent répétés, et s&ns soulagement, des liquides portés ou exhalés dans l'esto*mac et dans la partie voisine des intestins, et enfin par un mouvement fébrile plus ou moins prononcé.

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