‹ Des dyspepsiesChapitre 46 sur 122 · PA1IT1K II. — DT9MM1I9 HABITUELLKS · texte numérisé non relu

PA1IT1K II. — DT9MM1I9 HABITUELLKS

. Dans la goBtriie chroniquey les mêmes phénomènes se relrouventsaDS 'OU avec peu de fièvre, peu de chaleur, moins de soif^, avec une sensibilité encore prononcée à la pression, une augmentation notable des douleurs par l'ingestion des aliments les plus légers et les plus doux, et par une aggravation considérable des symptômes, si les aliments ingérés ont quelque principe excitant. Souvent aussi, sous rinfluence d'une de ces causes, et quelquefois sans cause appréciable, la gastrite chronique reprend la forme aiguë, chaleur, soif vive, vomissements, fiè<vre plus ou moins intense^ et cette transformation est d'un grand secours dans le diagnostic, comme a pu l'être dès le principe le développement d'une gastrite aiguêf passant à la forme de gastrite chronique. Les pblegmasies intestinales se distinguent à d^s signes analogues et souvent par des évacuations caractéristiques.

{3. — Maladies organiques de Pestomac.

Mais c'est surtout dans les maladies organiques de l'estomac, dans. leurs premières périodes, que le diagnostic présente fréquemment de sérieuses difficultés. Ces difficultés sont telles quelquefois, que le médecin qui tient à ne pas ^ hasarder son jugement se voit dans la nécessité de le sus*» pendre jusqu'à ce que de nouveaux signes lui permettent de l'établir définitivement» 11 n'en est

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pas cependant toujours ainsi. Daits-^pielques cas une bémorrha^eistomacalc, tin'«nelifina, survenant avant tout dérangement notable desr fonctions dîgestives, après Tâge de trent^e à quarante ans. peut révéler de prime abord l'existence d'une l^ion or- ^nique; Chet d'autres également, une sorte dé dépérissement graduel, une dimintition lente de il' embonpoint etdes forces, un changement dans la coloration du tisage, précèdent de plusieurs semaines, de plusieurs mois même les troubles dijgesfifs, ou sont accompagnés d 'une inappétence croissante, qui va jusqu'au dégoût. Or, ces* divers signes, le dernier surtout ^ qu'on n*obscrve pas, du moins d^urie manière permanente, dans ta dyspepsie, deviennent ici d'une grande Valeur. Enfin, en même temps que les premiers troublée digestifs apparaissent^ il li'est pas très-rare de reconnaître, par la pàlpation attenftive et méthodique du ventre, dans quelque point de la région épigastrique, une rénitence qui, ajoutée aux autres signes, ne laisse plus de doute sur l'existence d'une maladie organique. Cette rénitence, dont la présence est d'un si grand poids dans le diagnostic, n'eist quelquefois appréciable que dans des conditions' particulières. Occupe^t-elle un point de Testomao, supérieur au rebord des côtes? elle peut n'être perceptible que dans là position assise, p&r rabctissemcnt des viscères abdominaux . Occupe- t-ellé la face antérieurede l' estomac ou la grande courbure ?

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e)len'€$t accessible que^pârintervaltes^quand Testomac est distendu par une certaine quantité d'aliments, de boissons ou de gâz. C'est au contraire dans l'état de vacuité qu'une tumeur peut être plus facilement perçue,, lorsqu'elle occupe là face postérieure de ce viscère. Enfin, en Tabsence de toute tumeur proprement dite, l'extrême distension de l'estomac remplissant toute la région sus-ombilicale, stvec sa forme ovoïde, révèle l'existence d'un obstacle au pylore; tandis que la dépression exeessivfe dé l'épigastrè doit faire soupçonner un obstacle au cardia. Cek deux signes acquièrent plus de valeur si, avec là dépression épigastrique,. il y a dysphagie ou régurgitation fréquente dé mucus et d'aliments & peine altérés, sans vomissements proprement dits j si, avec la distension de l'estomac, il y a des vonussements rares, mais copieux, dans lesquels on reconnaît des traces d'aliments ingérés depuis plusieurs jours* Une hémorrhagiè survient-elle, dans ces deux conditions si différentes dû cancer stomacal, le sang sera rejeté, dans un cas, eti totalité par les voies inférieures; à raison du rétrécissement du cardia; il sera rejeté en totalité ou principalement par en haut, dans le cancer pyk)rique,>à raison de l'occlusion- de cet orifice.

Un point important encore à signaler dans lé diagnostic du cancer du pylore, c'est le déplacement considérable de eet orifice^ dans l'énorme et gra--

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