PARTIE II. DT8PEFS1B8 HABITUELLBS. i
d^a^avation des souffrances après leur ingestion^ l'altération du teint qui prend l'aspect cancéreux et un dépérissement marqué permettent, dans le plus grand nombre des cas, de distinguer de là dyspepsie les troubles digestifs qui dépendent de ces formes du cancer stomacal. Je dois rappeler enfin que Tàge des individus est dans quelques cas une condition décisive pour le diagnostic : le cancer stomacal n'est pas une maladie de l'enfance, ni de la jeunesse ; la dyspepsie qui se montre à ces époques de la vie ne saurait appartenir à ces affections.
g 4. — Taiiears déTeloppées dans Tépiploon.
Des tumeurs développées dans l'épiploon, un engorgement quelconque du foie, du pancréas, de la rate, d'un rein, pourraient aussi donner lieu à des troubles digestifs, dont l'exploration du ventre montrera le point de départ. Resterait seulement à déterminer, d'après le volume, le siège, la forme et la consistance de ces tumeurs, leur nature anatomique et la part qu'elles auraient aux troubles digestifs qui, à la rigueur, pourraient en être indépendants.
g 5. — CoDtracilon des maseles abdominaux.
S'il est des cas assez nombreux de lésion organique de l'estomac, dans lesquels l'absence de toute rénitence appréciable à la palpation pourrait faire
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croire à une simple dyspepsie» il est aussi des cas assez fréquents de dyspepsie, avec sensibilité de l'é-* pigastre à la pression de la main , dans lesquels la contraction d'une portion d'un des musdles droits abdominaux, de leur intersection supérieure en particulier, donne sous la main une sensation presque toute semblable è celle qui résulterait d'une tumeur placée derrière ces muscles. Mais d'abord la forme spéciale, quadrilatérale^ l'étendue et le siège de cette pénitence, qui sont cKactement ceux de cette intersection elle-même, doivent éveiller Tattention çt le doute du médecin, et dès lors, en répétant plusieurs fois cette exploration, soit dans la même visite, soit mieux à quelques jours d'intervalle ; en mettant beaucoup de mesure dans la palpation qu'on exerce, à des degrés divers, avec une certaine persévérance, on parvient à saisir un moment où, soit par lassitude, soit par absence de douleur, le muscle cesse de se contracter, et avec la contraction la tumeur disparait également, ce qui ne laisse plus d'incertitude sur la valeur séméiotique de cette rénîtence* C'est surtout sous une main peu accoutumée à ces explorations, sous une pression trop forte ou saccadée, exercée avec l'exlrérailé des doigts, perpendiculairement et dans un seul point, que les niuscles se contractent; tandis que, sous une pressioi^ dc^ce et graduée, exercée uniformément, sans secousse, par la main tout entière, les muscles cessent de se
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contracter, et permettent au médecin de constater, au travers des parois abdominales relâchées, la souplesse et la dépressibilité naturelles des viscères qu'elles recouvrent. Je dois ajouter que la contraction des muscles modifie à un certain degré les résultats de la percussion elle-même, et que, pratiquée sur la portion ainsi contractée du muscle droit, elle pourrait, en donnant un son plus obscur, concourir avec la palpation à faire admettre à tort l'existence d'une tumeur placée derrière ce muscle. L'appréhension naturelle des malades, au moment où le médecin porte la main sur une partie de leur corps où existe quelque souffrance, les conduit à protéger cette partie en contractant les muscles qui la recouvrent. En vain leur recommande-t-on de les relâcher, l'instinct les entraîne à faire autrement, surtout lorsqu'une première exploration peu mesurée a déterminé une augmentation notable des douleurs. Lorsqu'on aborde un malade .qui est dans ces conditions, il faut redoubler de précautions, faire que la position du corps soit parfaitement horizontale, que la flexion complète des cuisses sur le bassin «joute au, relâchement des muscles, chercher à porter ailleurs l'attention du patient et n'augmenter qu'insensiblement la pression que la main entière exerce sur la région épigastrique, la continuer assez longtemps pour que l'appréhension se calme et que la contraction cesse.
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Les lésions organiques des intestins, le cancer avec ou sans rétrécissement , les ulcérations tuberculeuses ou autres, donnent lieu à des troubles intestinaux bien plus graves que ceux qui appartiennent à la simple dyspepsie intestinale, mais qui, dans les premiers degrés de ces maladies, alors qu'ils sont moins intenses et que le mal dont ils sont l'effet est moins bien dessiné, pourraient laisser quelques doutes dans le diagnostic. Nous nous en référons à ce qui a été dit à ce môme sujet, en parlant des maladies organiques de l'estomac dans leur première période.
g 9. — Relâchement extrême des parois abdominales.
Par suite du relâchement extrême des parois abdominales qui succède à des grossesses nombreuses et rapprochées, les viscères abdominaux manquent quelquefois de soutien, les digestions peuvent s'en ressentir. On y remédie ordinairement par l'emploi d'une ceinture élastique, disposée pour envelopper tout le ventre, et exercer une pression douce et uniforme, qui supplée à l'action des muscles affaiblis et aux éraillements qui existent souvent alors entre leurs masses charnues, plus spécialement sur la ligne blanche.