PARTIE II. — < mrSPEPSIES HABITUBLLBS
est porté à un degré assez considérable pour que la quantité des aliments ait dû être beaucoup ré«* duite, et qu'il y ait diminution sensible, fut^dle lente, des forces et de l'embonpoint.
D'autres circonstances, qui dépendent des haU-* tudes et du caractère des malades, concourent en* core à rendre le traitement plus difficile et le (uronostic moins favorable relativement à la guérisQn complète. Telles sont celles qui se rattachent au défaut d'exercice, à l'absence d'occupations obli* gatoires, au découragement moral; telle est encwe la préoccupation perpétuelle de sa santé et en particulier de la' manière dont se font les digestions* L'habitude de manger beaucoup et précipitamment^ satïs mâcher complètement et sans bien insaliver les aliments, est une des plus grandes difficultés à sur» monter, et c'est en même temps une des conditions lés plus nécessaires à la guérison. Les recommanr dations les plus pressantes des médecins, les meilleures résolutions des malades, la sollicitude attentive et les avertissements répétés des personnes, qui prennent leurs repas avec eux, restent souvent sans effets Il faut qu'aucun des intéressés ne se décourage, et que médecin, malade et assistants s'efforcent, chacun en ce qui le concerne, de lutter contre la force d'une habitude qui entretiendrait inévitablement le mal.
Une autre habitude non moins contraire au succès, et dont nous avons déjà signalé les dangers et
la ténacité^ est celle qu'oat beaucoup (i*homiiieft très*occupés de faire passer les uns leurs tra* wux et l^urs devoirs, le plus grand liOBibre leurft intérêts, avant la santé, de prendre leur^ repa« quami ils le penvfnl, ou quand ils se senteot exténués par le besoin, et de les retarder souvent et iaé^ gaiement d'uiie et même de plusieurs heures, et^ •près une attente nuisible en elle-mêiué, de man* ger avec uiie sorte de voracité, qui devieutià mb tour une autre cause de trouble pour, le repas sui*vaut; car il se trouvera presque inévitablement rapr proche de celui*cf , et par cela même qu'il aura été plus copieux que • d'ordkiaire, un intervalle plus grand eût été nécessaire. i
'" tJtie autre cause encore qui apporte des' entraves à ia guérison, et rend par cda le pronostic moin^ ftivorable, c'est l'indocilité des msdades, et leur teor dance à tromper le médecin relativement à l'exé^ cUtion des prescriptions hygiéniques qu'il leur a données. Beaucoup d'entre eux mangentpluset man^ gènt autre chose qqe ce qui leur: a été penms et, se plaignent de Finefficacité d'un traitement^ qu'en i^ité, ils n'ont pas suivi: Noius i^eviendr^Ufis sur ce fiofint dans le chapitre consacré au traitemœt.