CHAPITRE HUITIÈME
Lorsqu'à l'aide de» sîgne&^xposé» précédemment! {V^. les chapitres e<»isacrés aux Symptôme et au^ Diagnostic), un médocin a reconnu tl'existence. d'une? dyspepsie et déterminé, s'ily alieu, laioriDe pw-i^ ticttli^ qu'eUe rei^èt^ il doit, pour parvenir à bieni Mimatire le mdl et.surtout à en>régler ,1e traîtement^t s'appliquer à rechercher et à connaître les cause» qnî Font produit. La première chose à faire alorsi c'est de demander au malade à quielles circonstance^^ iliattribue lui-même le dérangement de sa santé, et bien que son appréciation soit très- souvent erronée, ou iasiif&s^nte, il est cependant tels cas ou. eUe est loib d'être sans ^^aleur. Autant que> possible, cette revue doit, conformément à Tordi!e. ehronolo^ue , porter d'abord sur les premiers dérangements de la santé et sur les écarts. de régime qui peuvent «n avoir été les causes ;> puis on arrive successivement aux causes plus ré-* centes, et enfin aux conditions actuelles du ré-^. ghase.
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ARTICLE W
Dans le début de la maladie, une forte secousse morale, un changement soudain dans la position sociale, dans les habitudes de la vie, dans le régime alimentaire, dans les occupations intellectuelles ou matérielles, Tabus des remèdes excitants et surtout des vomitifs, des purgatifs, ailleurs des évacuations sanguines intempestives, un régime trop sévère, des excès dans le travail ou dans les plaisirs, des ^habitudes solitaires dans Tadoiescence et la jeunesse, sont autant de causes dont le malade luimême a pu constater l'influence funeste sur sa santé, que le médecin doit connaître et qu'il ne peut apprendre que par le malade.
Que ces grandes causes de perturbation aient eu lieu ou non, d'autres causes, moins manifestes mais également utiles à connaître , ont prodoit et entretiennent encore le trouble des organes di«gestifs.
Dans ces conditions, qui sont les plus communes, on s'enquiert du régime actuel du malade, du nom* bre de ses repas, de leur distribution, de la quan* ttté et de la nature de ses aliments, de la manière dont s'opèrent la mastication et l'insalivation, ce qui conduit à jeter un coup d'œil sur la langue, les
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PARTIS II. *^ DT8PBP»m HABITCELUSS. 161
dents, les gencives, la membrane muqueose de la bouché. Oa le questionne également sur ce qu'il fait après ses repas^ en particulier sur Texercice auquel il se livre, sur le genre et l'étendue de ses occupations journalières, sur les conditions morales dans lesquelles il se trouve, sur la mesure dans la quelle il use de toutes choses, sur les heures et la durée de son sommeil. Dans la plupart des cas, le médecin parvient ainsi à savoir pourquoi les digestions sont troublées et ce qu'il faudra faire ou éviter pour les rétablir; il demandera si la difficulté des digestions remonte aux premiers temps de l'existence, si elle ne serait pas héréditaire; cette forme de dyspepsie exigeant un traitement plus sévère, an régime plus austère et plus long.
A l'investigation des causes qui entretiennent actuellement la dyspepsie, se joiot naturellement Té* tude des circonstances passagères ou durables qui en modifient l'intensité, et c'est encore en questionnant les malades qu'on parvient à apprendre d'eux, et à leur montrer à eux-mêmes, ce qu'ils auront à faire ou à éviter pour obtenir leur guérison.
Ainsi, en demandant aux malades si leurs souffrances sont continues ou intermittentes, égales ou exacerbantes, on apprend d'eux généralement que leurs malaises reviennent ou augmentent une ou plusieurs fois en vingt-quatre heures, soit le jour, soit : la nuit, et souvent à des intervalles à peu prè$
les mêmes et <pour un)temps (urescpieié^l.^En tenabt compte des heures -des repas^ -de leiln.aboiidafiK^i du temps qui' les sépdroj • on mi génériklcaiiiQnt que c'est à> une ^distance semblable ' de . chaeiin ^d'eux, ou de run de&deux seulement^ que^oes^sonffrances alimentent x)u M: reproduîsenta D'autres ont observé, que s'ils se livrent à ^exercice 'après les repas, lefurs malaises ^ sont moindi^s oti oiéiAe nuls; qu'ils sont plus intense^^ au ;< contraire,^ siils restent dans le repos :et; s'ik se livrent à quelque travail d'esprit qui rédame iJune .grande tdttentioi|. On apprend ^^alemëntd/eux^ que &h dansi le cours de l'année ils ont quelquec) semaines de. vacam^es, de séjour à la eampagoci ou de voyage^ leurs souffrances disparaissent ou - s'atténuent ^p(»ir. se reproduire ou augmenter avec <la vie sédentaire et appliquée à laquelle leur profession les oblige. Clondiiîls ainsi par l'examen de leur passé à reconnatlve ice qui leur est favorable ou contraire^ ils sont iBÎeuK disposés à suivre des oonsqils. doat ;F utilité- iressort de leurs propres réponses;' iLcst.égakmeat.iai* portant de savoir d'eux q[uelsalimentS' leur passent mieux; les* «ubstances^ 'Végétales^ fieb légumea, les fruits, les plats < sucrée ,. ou^ bien les substances animales, les' œiif s,, le poÈsson ^ les viandes^ noiires ou blanehesy la^volaïUe, simplement bouilliiesa vôtîes ou grilléed, ou relevées^ au coptrai^e, par des assaisonoeip^it^; quel mode de préparation est mieux ac-