PARTIE H. — BTSPEPSIES HABITUELLES. 4 6S
gestion^ à chaque repas, d'une quantité trop consi-' dérable d'aliments, les malaises quelconques qui la . suivent cèdent plus ou moins promptement à une diminution proportionnelle dans cette quantité. Ici les indications sont claires, et c'est à régler cette diminution que le médecin doit particutièr^' ment s'appliquer.
La diminution dans la quantité des aliments doit être plus ou moins grande, selon que la dyspepsie elle-même offre plus ou moins d'intensité. Chez l'un, elle devra être réduite à là moitié, au quart de la quantité habituelle ; chez d'autres, au dixième, au vingtième ; quelquefois même tout aliment solide sera interdit pour quelques jours, et dans quel^ qués cas, les boissons nutritives elles-mêmes ne seront données qu'avec une extrême réserve, en trèspetite quantité et à de longs intervalles.
Il importe ici, comme partout, mais plus particulièrement dans l'application des préceptes du régime, d'agir avec mesure : d'éviter également d'imposer une diète plus sévère que le mal ne l'exige, ou de rester à cet égard au-dessous de ce que réclame l'état actuel des organes digestifs.
Beaucoup de médecins ont quelque disposition à une sévérité trop grande : la plupart des malade^, au contraire, sont enclins à l'éluder. Sans qu'il soit habituellement nécessaii'e de peser ou de mesurer les aliments et les boissons, cette précision peut
169 DKS W8PBPSIE8.
devenir indispensable avde , certains sujets complé lemené indociles. 'i . .!! .
b En^ilièse générale^ .lovsque 1^ dyspepsie, ce qm n'restpaslephisopdinatre^ dépend uniquement de lattrop grande quantité desaliments^JL est rationnel de la diminuer jusqu'à ce «que ie» repas ne soit suiifi d'aucune gêne, d'aucune tension dans l'épigastre^, d'aucune douleur intestinale.» d'aucun des retentisséiqents sympathiques ycors le^ autres organes, qui ont été signalés dansilesi chapittfqs précédents. V C'est surtout dans la dyspepsie intestinale que ié médecin a besoin d'insister plus fortement auprèis du malade sur la diminution des aliments, parce que l'estomac ne participant pas au mal, l'appétit reste bon^ et que le repas n'est pas 4mmé(lilatement> suivie eomme dans la dyspepsie gastrique^ de ces souf^ frances qui sont un avertissement {dus positif : dans lâi forme intestinale, «Ues ne commencent, comme nous l'avons ditàilleurs, >qu'aprèsun certain nom*bre (d'heures, lorsique les aliments'partriennent dans la portion du conduit intestinal dont les fonctions ^sont dérangées, l'ienseignement est moins clair.
Nous avons dit,- et quelques personnes auront pu en être surprises, que la dyspepsie«pouvait dépendre datas (quelques cas de Tinsuffîssnce de l'aKmentaition* Il semble illogique qu*une diminution dans le travail imposé à 'Festomao^<puisseeii augmenter les difficultés. Mais'il faut ne pas perdre de vue, que