PARTIE H. -*- DYSPEPSIES HABITUELLES
guérir également le chaud par le chaud? — Je l'ai &ît plusieurs fois avec succès chez des personnes qui accusaient dans un point quelconque de la surface du corps une chaleur très-vive. Je suis parvenu souvent à calmer la chaleur excessivement incommode que de jeunes femmes éprouvaient chaque jour au visage, au moyen de douches de vapeur chaudes, dirigées tous les matins sur la figure ellemême.
§ 4« — De la mastication sons le rapport tiiérapeu-
tique.
La dyspepsie qui se rattache à Tinsuflisance de la mastication peut dépendre de l'absence d'une partie dés dents, des douleurs dont elles sont le siège, de quelque maladie de Farticulation maxillaire ou des muscles masticateurs, des gencives, de la langue, ou de quelque autre point des parois de la bouche.
La première chose à faire dans ces cas, est de porter remède à ces diverses affections, de suppléer aux dents perdues, si leur nombre et leur importance dans lé travail de la mastication le réclament. Si au contraire T absence de mastication tient à la mauvaise habitude d'avaler les morceaux sans les mâcher, le médecin doit faire connaître au malade les conséquences fâcheuses de cette précipitation, et rengager fortement à apporter une attention
sérieuse à cet acte en apparence insignifiant. Nous avons déjà dit combien il est difficile de dompter des habitudes, surtout quand elles sont invétérées; celle-ci, il faut le dire, est une de celles qui exigent et qui méritent une lutte plus opiniâtre et plus constante.
§ 5. — De rinsallTatlon son* le rapport thérapea*
tique.
L'insuffisance et Timperfection de l'insalivation, peuvent dépendre de quelques maladies des glandes salivaires ou de la membrane muqueuse buccale, qui réclameront un traitement spécial, surtout si les qualités mêmes de la salive en sont altérées. Mais le plus souvent, comme Tinsuffisance de la mastication, elles tiennent à cette mauvaise habitude, si commune parmi les gens très-occupés, d'avaler les morceaux sans les toucher des dents, selon l'expression vulgaire, c'est-à-dire sans qu'ils soient convenablement broyés et pénétrés de salive. Ces deux causes de mauvaise digestion sont le plus souvent réunies et concourent au même résultat, en ce qui tient à la digestion des aliments solides. Quant à celle des aliments liquides et demi-liquides, des potages de tout genre en particulier, qui n'exigent pas de mastication, l'insalivation peut encore ici faire défaut. Selon la rapidité plus ou moins grande avec laquelle une substance liquide sera avalée.