‹ Des dyspepsiesChapitre 71 sur 122 · PARTIE II. — DTSPEPSfCS HABITUELLES · texte numérisé non relu

PARTIE II. — DTSPEPSfCS HABITUELLES

si grand nombre, occupées à toutes les espèces de couture.

Quel est l'homme d'ailleurs qui n'ait observé sur lui-même que le jour où il fait de l'exercice dans la mesure de ses forces, soit à la ville, soit surtout à la campagne, il n'ait un appétit meilleur et une digestion plus facile? que lé jour au contraire où l'urgence des affaires le retient dans son cabinet, il n'^n éprouve un effet opposé? que si, pendant plusieurs Jours consécutifs, il mène cette vie plus active, ou, par contre, une vie toute sédentaire, l'influence de ces conditions opposées sur ses digestions ne de* vienne plus marquée encore? Nul donc ne saurait avoir aucun doute sur ce point.

Il est plus facile de convaincre les personnes dyspeptiques de la nécessité de T exercice, que de les amener à y consacrer chaque jour un temps suffisant. Les hommes objectent leurs affaires, les femmes la surveillance de leurs maisons, leurs habitudes, l'ennui que leur cause une promenade sans but. Aux uns et aux autres il faut faire sentir le prix de la santé, la nécessité de couper court à un mal qui commence et dont le remède, certain et facile au début, n'aurait pas toujours cette efficacité ; le devoir qui existe pour tous, surtout pour le chef de la maison et pour la mère de famille, de se conserver; il faut foire intervenir l'autorité du mari sur la femme, Tinfluence persuasive de la femme sur le

mari y celle des enfants sur leurs parent», et avec ce concours de volontés, le médecin parviendra le plus souvent à d)tenir des habitudes hygiéniques meilleures, dont le rétablissement de la santé sera la conséquence.

Dans les classes ouvrières, il y a de grands obstacles pour obtenir chaque jour un exercice suffisant. Toutefois, dans la plupart de ces professions, le travail de l'atelier n'est pas le seul : l'ouvrier ne se borne pas à faire des souliers, des habits, des chapeaux; il faut qu'il conserve et entretienne ses relations avec ses patrons et ses pratiques ; qu'il porte chez les uns ou chez les autres les objets achevés ; qu'il en demande d'autres ; qu'il se procure les matières premières nécessaires à son travail, etc. Dans les grandes fabriques, il y a mille autres occasions dont profite un patron bienveillant pour donner à l'ouvrier le mouvement dont il a besoin. L'intervention charitable du médecin, dans ces cas, est rarement impuissante, et il ne doit pas hésiter à en prendre au besoin l'initiative.

Du reste, le besoin d'exercice est d'autant plus nécessaire à Faccomplissement régulier des fonc- • tions digestives, que l'habitude en> est contractée depuis longtemps, et que l'exercice de chaque jour est plus considérable. De deux hommes, qu'une cause analogue, une fracture à la jambe, par exemple, ou toute autre maladie locale, obligera à garder

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