‹ Des dyspepsiesChapitre 81 sur 122 · PARTIE II. DTéPBPSlES HABITUBLLE8. 21 B · texte numérisé non relu

PARTIE II. DTéPBPSlES HABITUBLLE8. 21 B

imbibées de vins lâusôats de Frontignât!, de Lunél^ de RivesalteSy de vins d'Espagiie, de Portugal^ ou encore de Rota ou d'Alfcante, s'ils sont acceptés, peuvent être d'un grand secours, quand ils sont administrés avec mesure , par cuillerées^ à oafé«. étendus avec de Teau, ou associés avec quelque substance douce, comme les bouillons et les gelées. En général, on ne doit pas trop redou-^ ter l'impression de chaleur que produit dan^ un estomac qui ne recevait que de l'eau gommée, ou du bouillon de veau, le contact d'aliments substantiels et surtout de vins généreux. Mais il convient dé tempérer cette impression lorsqu'elle est vive, persistante, et qu'elle va jusqu'à la sensation de brûlure^ soit en ajoutant plus d'eau à ces vins alcooliques, soit en les remplaçant par les vins vieux de Bordeaux ou de Bourgogne.

Si , au lieu de ces conditions, on est en présence d'un malade dont l'estomac a été longtemps irrité par un régime incendiaire y par l'abus des viùs et des liqueurs, des assaisonnements excitants, pat' remploi prolongé des purgatifs résineux, du poivre cubèbe^ du copahu, c'est aux aliments les plus doux qu'il convient d'abord de recourir, au lait sortant du pis, pur ou étendu d'eau, au lait d'ànesse, qui est le plus léger; aux bouillons animaux les plus faibles, tels que les bouillbils de grenouilles, qui ont remplacé depuis plus d'un demi-siècle, dans la'

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pratique médicale^ les bouillons de vipère, si re«commandés autrefois. Un jaune d'œuf délayé dans de Teau bouillante, sucrée et aromatisée avec l'eau de fleurs d'oranger, les décoctions de fruits, de légumes, plus ou moins concentrées, forment une série de boissons alimentaires, parmi lesquelles on choisit, en consultant le goût du malade et la manière dont son estomac les accepte. On ne doit pas non plus perdre de vue, dans ces circonstances, la nécessité de tenir compte des habitudes. De même que, dans le cours d'une maladie aiguë, chez les sujets adonnés* à l'usage du vin et des liqueurs alcooliques, il importe de ne pas interdire brusquement ces boissons, mais d'en accorder, chaque jour, une^quantité limitée, qui peut encore être diminuée graduellement ; de même aussi, dans quelques dyspepsies graves, même avec augmentation de l'irritabilité, peut-il être nécessaire d'ajouter aux boissons mucilagineuses, quelques petites proportions de vins, ou mieux d'une liqueur alcoolique. Privés de leur stimulation accoutumée, certains estomacs ne savent pas digérer le$ substances même les plus légères.

Si l'on parvient à trouver, dans ces cas divers, un aliment qui âoit accepté et digéré convenablement par un estomac qui vomissait ou se révoltait contre toutes choses, on a fait déjà un premier pas et un pas important vers la guérison. On en aug-

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