‹ Des dyspepsiesChapitre 82 sur 122 · PARTIE II. ^DYSPEPSIES HABITUELLES · texte numérisé non relu

PARTIE II. ^DYSPEPSIES HABITUELLES

mente graduellement la dose, mais avec prudence : on avait commenté par une cuillerée à café, on en donne deux, puis trois, puis une cuillerée à bouche, une très-petite tasse, et l'on est souvent surpris de voir qu'une quantité quadruple, décuple même, n'est pas en définitive plus laborieusement digérée que les quelques gouttes par lesquelles on avait dé-^ buté.

Si; au lieu de ces essais heureux, le mal persistaity et spécialement les vomissements, on essayerait de les enrayer par Fusage de la glace râpée, bien préférable à la glace pilée, parce qu'au lieu de fragments angulaires peu faciles à avaler, elle offre une espèce de poudre homogène à laquelle on peut ajouter du jus de fruits, un sirop, un peu de vin ou de bouillon, ûi qui arrive dans l'estomac avec sa température,^ tandis que les fragments qu'on laisse fondre dans la bouche ne portent dans ce viscère qu'une^eau devenue tiède, en traversant par petites quantités, et dès lors avec lenteur, le pharynx et Tœsophage.

Dans le cas où la glace reste sans succès, on trouve dans lé gaz acide carbonique, suspendu dans les eaux gazeuses naturelles ou artificielles ou dégagées de. la potion de Rivière, un moyen souvent utile auquel tous les praticiens ont recours, avec des résultats très-divers. L*eau dé Bussang, qui contient avec le gaz acide carbonique un élément alca*

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tin, compte aussi des succès. Il en est de même de l'eau de Yichy, malgré son goût saumàtre.il est d'ii^ sage, dans ces cas rebelles, d'^essayer ces eaux diverses, eL le médecin, dans un mal qui dure long* temps, est encore heureux de trouver dans la variété de ces ressources, même incertaines, des chances de combattre la- maladie et des moyens de soutenir le moral du patient.

Dans ces derniers temps, quelques praticiens ont employé chez les enfants atteints de dyspepsie diarrhéîque intense, un genre d^ alimentation qui devait soulever des objections sérieuses, mais qui n*a pas présenté à rexpérimentation d'aussi mauvais effets que r induction aurait pu le faire craindre : il s'agit de la mande crue, du bœuf ou du mouton en particulier, réduite par la râpe ou la feuille (1), en très*petits fragments, assaisonnée avec un peu de sel ou de sucre. Je tiens du docteur Blache que parmi les enfants qu'il a, soumis à cette alimenr tation, à l'hôpital de l'Enfant-'Jésus, quelques-uns, en très-petit nombre, ont éprouvé une amélioration passagère; mais ceux-là même n'ont pas pu continuer la viande crue, et chez la plupart des autres, cet amendement passager n'a pa& même été oh^ serve. Je ne sache pas qu'aiiciln médecin en prescrive encore T usage aujourd'hui, et le délaissement

(i) Espèce de couperet trèsHnince.

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