‹ Des dyspepsiesChapitre 83 sur 122 · PART» II. — BTSTBFSIBS HABITUELLES · texte numérisé non relu

PART» II. — BTSTBFSIBS HABITUELLES

imîi^rsel de ce mode d'^îmentatioa ne permet guère de . conserver Tidée qu'il ait eu, dans les qiain^ de quelques praticiens, des avantages soute* QUSvet réels.

Les poudres amères* de racine de columbo, l'extrait do gentiane, de quinquina et autres, ont été aussi administtrés, peu avant les aliments, dans les cas surtout où les substances toniques sont indi^ quées. Lorsque seules, elles ne réussissent pas, et que le mal se présente avec des voinissements, des douleurs locales, de la diarrhée ou simplement une tendance diarrhéïquç, on les associe à quelque préparation opiacée, à l'extrait thébaîque, à la codéine en particulier. <.

L'application sur l'épigastre de serviettes très^ chaudes, de boites d'étain remplies d'eau chaude et configurées de manière à s'appliquer à la forme de l'épigastre^aident quelquefois à l'action de l'appareil digestif. Mais ce moyen ne peut être employé qui3 comme un simple auxiliaire. On doit espérer mieux, des sinapisme&et des vésicatoires appliqués à l'épia giastre. Si l'on en (^tient quelque succès, on eii répète l'application aussi souvent que le demanda le retour des vomissements.

A, Des effusions et des immersions froides dans le traitement des dyspepsies graves de forme gastrique.

Dans les cas où le trouble des fonctions diges*

tivçs résiste à ces moyens, Temploi de Veau froide^ sùusfovtne à' immersions y ou mieux d^ affnsions y constitue une des plus puissantes ressources de la thé« rapeutique. C'est au professeur Récamier^ à qui Fart de. guérir restera redevable à biea des titres, qu'il faut rapporter l'honneur d'avoir préconisé et introduit dans la pratique ce moyen énergique de traitement.

Il en a obtenu, et depuis lui le professeur Marjolin et beaucoup d'autres , parmi lesquels j'ai pris rang dès le principe, des résultats surprenants, dans leç cas où les malades étaient parvenus au dernier degré de la faiblesse, et où Testomac rejetait tous les aliments qu'on lui donnait. Voici de quelle manière Récamier procédait à ces affusions.

Il faisait mettre au milieu de la chambre du malade une baignoire vide, à droite et à gauche delà baignoire un baquet, rempli d'eau à lô"" Réaumur, quelquefois à 20% quand il craignait, à raison de la faiblesse, que la réaction ne se fit pas convenablement. Deux personnes tenant à la main une grande casserole, étaient placées à côté de ces baquets. Le malade, débarrassé de ses vêtements, enveloppé dafis une nappe comme dans un hamac, la tête seule couverte d'un serre-tête en taffetas ciré, était enlevé par deux personnes, tenant les deux extrémités du hamac et placé, ainsi suspendu, dans la partie la^plus élevée de la baignoire : aussitôt les

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