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PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES. ;^2SS

guérir^ G*est un motif de plus pour que le médecia assiste aux premières applications de Teau froide, qu'il en dirige et en limite remploi, et que par sa présence et ses paroles, il remonte et soutienne le courage du patient* Ajoutons d'ailleurs que c'est précisément dans ces cas, où la sensibilité au froid est plus marquée, que l'usage extérieur de l'eau froide est plus particulièrement indiqué ; c'est, comme on sait, presque le seul moyen, c'est du moins le flu& efficace, de réchauffer ces individus, quasi bien portants, qui ont constamment froid, malgré l'épaisseur et le nombre des vêtements dont ils se chargent.

Dans la forme grave de la dyspepsie intestinale, il y a presque toujours diarrhée. La petite quantité d'aliments que prend le malade subit, en général, peu d'altération en traversant le canal digestif, et sort souvent reconnaissable encore à ses caractères physiques, surtout quand Testom^ ne reste pas étranger aux désordres intestinaux. Dans ces cas, c'est surtout par la persévérance dans un régime sévère et par l'emploi de quelque préparation opiacée, prise une demi- heure avant l'ingestion de chaque petit aliment, qu'on parviendra à triompher du mah Si l'opium seul n'arrête pas la trop grande fréquence des selles, on le combine soit avec le magistère de bismuth, soit avec une substance astringente^ comme le tannin, les extraits de ra*

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tatihia, de quinquina, de roses rouges, qui en contiennent une certaine proportion. On porte directement les mêmes médicaments, suspendus dans un liquide amidonné ou mucilagineu^, dans le rectum, sous forme de lavement peu volumineux, de 100 à 200 grammes, pour qu'ils soient conservés. On excite en même temps Faction de toute la peau par des frictions sèches, prolongées, aromatiques, presque rubéfiantes. On y porte des révulsifs, et de préférence des vésicatoires appliqués sur les parois abdominales. Et enfin si, par exception, celte série de moyens ne produit pas l'amélioration qu'on- en obtient communément, si les forces s'épuisent, si le pronostic s'aggrave, on se tourne vers les affusions froides, comme nous l'avons dit dans l'article précédent, sans attendre que la faiblesse soit parvenue à un tel degré que la réaction, indispensable après l'application du froid , soit devenue impossible ou incertaine et hasardeuse.

Le régime, dans cette forme de dyspepsie, sera à peu près le même que dans la dyspepsie' stomacale; toutefois on choisira, parmi les substances alimentaires, celles qui sont le moins susceptibles d'entretenir la diarrhée. Le bouillon de vieux coq, la gelée préparée avecce bouiHpn, la macération à froid de pépins de coing, l'eau de riz, la décoction blanche, le jaune d*œuf délayé dans de l'eau bouillante, sucrée et agréablement aromatisée (lait de

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