PARTIE II. — DTBPBFSIS9 HABITUELLBS. 2Î
ioutes et chaqife jour observées de la part de chacun de ceux qui sont appelés à les remplir? Si, nonobstant ces dangers, la strychnine devait guérir des dyspepsies contré lesquelles tout autre moyen aurait échoué, moi-même j'y aurais recours. Mais quand Je me reporte sur le passée quand je vois la dyspepsie ptesque constamment due à ded erreurs d'hygiène qui Tenlretiendront, tant qu'elles ne seront pas* éloignées, quand il doit être évident pour tous qu'aucuh médicament, strychnine ou autre, ne saurait suppléer à la soustraction de ces «auses^ que dans le peu de cas où j'en ai essayé, je n'en ai obtenu aucun effet manifestement favo^ rablc, je ne saurais en recommander l'usage.
D, Des moyens propres à suifpléer à TinsufOsance ou auk altérations du liquide pancréatique, du suc gastrique et de la bile.
Dans ces derniers temps, quelques médecins ont estimé que la dyspepsie, . surtout lorsqu'elle est rebelle, pouvait dépendre de quelques modifi-^ cations morbides du liquide pancréatique ou du suc gastrique lui-même. Ils ont en ^conséquence de <^tte idée toute théorique, proposé de porter dans 4es estomacs dyspeptiques, ces liquides recueillis sur des animaux. Pour le liquide pancréa-* tique, qu'on ne peut aller chercher sur les animaux vivants^, on a pensé quMl devait- se trouver en certaine abondance dans le pancréas des animaux
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morts. On a proposé en conséquence de faire manger aux dyspeptiques des pancréas de pigeon, beaucoup plus développés proportionnellement que ceux des autres volatiles, et préparés de manière à en faire un aliment acceptable. Je n'ai assisté qu*à un seul essai de ce genre, assez prolongé, malgré l'exlrême répugnance qu'il inspirait: le résultat en a été nul.
Quant au sue gastrique^ proposé par le docteur L. Coryisart, il a pu ôlre retiré de l'estomac des animaux vivants, desséché et réduit en une sorte de poudre qu'on fait p^rendre avant ou après Içs repas. Les premiers estais, comme cela arrive souvent, ont paru offrir des résultats encourageants; mais je dois dire que rarement, à ma connaissance, ces succès se. sont soutenus, que la plupart des praticiens avec lesquels j'en ai causé, n'ont pas même obtenu ces succès éphémères. Quant à ce qui me concerne, j'ai pour règle, comme je l'ai dit, de traiter les dyspepsies par rhygiène, de ne recourir aux remèdes que dans les cas d'insuffisance bien constatée du régime^ et surtout de l'éloignement complet de toutes les causes qui ont concouru au développement du mal. Or, ces cas sont des exceptions, et avant de recourir aux pancréas de pigeon ou au suc gastrique des animaux, je cherche à remplir toutes les indications étiologiques précédemment énumérées, à réunir toutes les conditions hygié-