PARTIE H. — DT8PEf>S]ES HABITUELLES
niques de régime; j'y joins dans quelques cas l'emploi des amers ou des eaux minérales, etc. Rarement le mal résiste, et les occasions d'employer les sucs pancréatique ou gastrique m'ont le plus souvent échappé.' Lorsque j> les ai essayés dans cei circonstances, reffet a été nul ou douteux. Il est d'ailleurs à remarquer que pour les employer à propos, il faùdi ait avoir des signes à l'aide desquels on reconnaîtrait que la dyspepsie en présence de laquelle on se trouve, est due à une altération de ces sucs ! Or, la science ne possède pas actuellement ces signes; les possédera-t-clle un jour? Jusque-là on est réduit à essayer ces remèdes à tout hasard, et à jeter, dans un estomac qui souffre, un remède suggéré seulement par la théorie, et qui ne peut être utile que dans une condition supposée^ dont aucun signe positif ne saurait, aujourd'hui du moins, démontrer V existence. Enfin, au milieu de ces essais de remèdes, la chose principale, c'està-dire le régime, se trouve presque inévitablement reportée sur le second plan.
Il n'en est pas tout à fait de môme de Temploi du fiel de bœvfy que j'ai moi-même prescrit à quelques malades et recommandé dans certaines dyspepsies, dans lesquelles le cours ,de la bile étant entravé par suite d'une affection du foie lui-même ou de ses conduits, l'absence de ce liquide détermine dans la digestion intestinale des troubles, auxquels on peut
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en partie remédier, en portant dans les ?oies digestives, avec les aliments, tme certaine dose de la bile du bœuf ou d'un animal Carnivore. Ici , on n'agit pas au hasard : la couleur blanche des matières fécales ne laisse aucun doute sur Tabsence de bile dans les intestins; et d'autre part, sa présence dan& d'autres parties où elle ne devrait pas se trouver, dans Farine, dans le sang, dans tous les tissus de l'économie, dans la sclérotique, dans la peau en par*ticulier, vient encore confirmer ce fait. 11 en est tout, autrement des altérations du suc gastrique et du fluide pancréatique qui sont à peu ^ès insaisissables pendant la vie.
En conséquence, dans ces cas de dyspepsie avec coloration ictérique des parties extérieures, et décoloration des matières fécales, j'ai pour usage d'associer aux aliments que me paraît réclanier l'état des organes, les pilules de fiel de bœuf, en nom-* bre suftisant pour atteindre la dose d*un demigramme à un gramme à chaque -repas. J'y associe, dans le cas de constipation, un dixième de savon médicinal ou de diagrède, et dans les cas de paresse des organes digestifs, quelque exirutit amer comme ceux de taraxacum ou de gentiane. Sous l'influence de ce moyen, on observe le plus souvent quelque amélioration dans les fonctions digestivés, lorsque le foie lui-même n'est pas sérieusement lésé ; la production des gaz, ordinairement augmentée par la