PARTIE II. — <- DYSPEPSIES HABITUELLES
pas ayecle vin, tout cela est différent à, un degré quelconque, et ces différences sont très-sensibles pour les gens dont le palais eM délicat. Mais c'est surtout la vie plus active qu^il mène aux eaux, la 4iécessité de se lever de bonne heure, de faire des proiDenades régylières, à pied, en voilure; de chercher, hors de son gtte d'emprunt, dés distractions qu'il n'y trouve pas ; de porter ses pensées sur cette foule qui va, qui vient, qui s'agite, et avec laquelle il faut aussi aller et venir, faire des. excursions fréquentes dans des lieux plus ou moins éloignés, vers les plus beaux sites des environs : tout cela - constitue un ensemble de conditions nouvelles dont la puissance est grande chez les dyspeptiques, comme chez lei hypocon* driaques , et qui entre pour une bonne part dans les bons effets qu'ils retirent des eaux inin^ales. Considérées en e^es-mèmeis, je dois le répéter, ces eaux ne doivent pas être regardées, comme un simple but. de. voyage, et une occasion de mouve^> ment et de distractions. EHes ont certainement une action, qui peut être bonne ou mauvaise, selon leur natur'e à ellcs-mèn^es, et selon celle des maladies pour lesquelles on les conseille. On sait com-r bien de gens désœuvrés se sont trouvés fort mal' de l'usage de ces eaux, qu'ils prenaient par distrâc^* tion, ou pour faire comme les personnes qui en avaient un besoin réel.
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En règle générale, dans les dyspepsies, il est préférable de choisir parmi les eaux celles qui sont prises en bains, en douches, principalement ou mieux exclusivement, qui, par conséquent, n'imposent pas un nouveau travail aux organes digestifs déjà fort empêchés dans le travail nécessaire de la digestion. On s'abstient de celles qui sont prises surtout en boissons, sauf indications particulières. Rarement en effet, dans la dyspepsie, V estomac peut recevoir et digérer, sans fatigue, une grande quantité d'eau, comme celle que l'usage a consacrée, àEms, à Vichy, et dans la plupart des eaux en réputation. Je conseille plus volontiers Plombières, où il est d'usage de borner la cure aux bains et aux douches, sans y joindre l'emploi des eaux en boissons. L'air vif des Vosges, les promenades élevées qui circonscrivent de presque tous côtés la gorge oii sont Les sources, là magniGcenee des sites qui les entourent à quelques lieues de distance , concourent avec les qualités des eaux thermales aux excellents résultats que la plupart des dyspeptiques en obtiennent. La proxiniité de Bussang leur permet de prendre avec le vin, à leurs repas, cette dernière eau, qui ne fait pas partie nécessaire delà cure, mais qui est particulièrement indiquée^ lorsqu^après une ou deux semaines de séjour à Plombières, les digestions restent encore laborieuses. Les bains de Plombières sont également utiles dans la dyspepsie gas-