PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES
trique ou intestinale , c'est surtout dans celle-ci (fornie dian*héïqtie), que leur usage en boissons a paru contraire. Chez un certain nombre de malades, et en particulier chez un des plus grands ministres de la monarchie de Juillet, elles ont donné lieu, deux amiées de suite, à une inflammation dysentérique.
Après les eaux de Plombières, je placerais les eaux d*£ms en Allemagne; mais je recommande aux dyspeptiques d'en faire usage surtout en bains ; de n'en user en boissons qu'en manière d'essai et avec une extrême réserve, et de résister aux prescriptions de purgatifs, trop souvent associés à l'usage de ces eaux.
La plupart des sources minérales, celles surtout qui sont situées dans les montagnes, ont été préconisées contre la langueur des digestions ; Tair vif que lés malades y respirent, a nécessairement sa part dans Tamélioration qu'elles apportent presque constamment aux symptômes de la dyspepsie.
B, Des modifications qoe réclame le irftitement, dans les cas de dlathèse rhumatismale ou herpétique.
Lorsque les antécédents des dyspeptiques révèlent en eux Texisteuce d'une diathèse herpétique ou rhumatismale, il y a lieu dans le choix des eaux minérales, de donner la préférence, dans le premier cas, à des eaux sulfureuses, comme celles d'Aix en Savoie, de Stakelberg en Suisse, d'Aix-la-Chapelle, etc<
Je ne placerais que sur le second rang les eaux également sulfureuses des Pyrénées, plus spéciale* ment réservées pour les affections thoraciques et laryngées; à raison surtout de la fréquence de» troubles intestinaux qui surviennent chez les peiv sonnes, même bien portantes, qui vont à^ces e^ux par distraction.
Dan^ le cas où la dyspepsie surviendrait chez un sujet rhumatisant ou goutteux, je donnerais la préférence aux eaux du mont d'Or, de Néris ou Bourbon-rÂrcharabault. Dans le cas de complication chlorotique chez les femmes, il couvient de diriger les malades vers Spa, Schwalbach, Wiesbaden ou Soden (duché de Nassau), ou encore vers Soultzbad, en France. Les eaux de Vichy, de CarlsbadiÇD, sont plus parliculLcrement indiquées soit contre la dyspepsie acide, dont le traitement fera.le sujet d'un article particulier, soit dans le c^s de Coïncidence d'affection du foie.
Les eaux minérales ne sont pas un moyen de traitement qui puisse être recommandé à. tous. Bien qu'à raison de la facilité actuelle des transports, et d'une certaine aisance répandue dans beaucoup de classes de la société, on. ne puisse plus les regarder comme un moyen réservé & l'aristocratie et aux grandes fortunes financières; cependant habi* tuellcment ce n'est pas un moyen que 1q médecin puisse conseiller aux pauvres^ Or, il faut bien aussi