PARTIE II. — DTSPBP8IES HABITUELLES. 24i
penser à eux, dans un livre consacré au traitement d'un genre de maladies beaucoup moins communes chez eux y à raison surtout de leur \ie active, que dans les classes aisées de la société, mais dont ils ne sont pas exetnpts.
Les eaux minérales ne leur sont pas toutefois absolument fermées. Dans la plupart des sources, il existe des établissements charitables où les pauvres sont admis gratis, ceux de la ville et des environs en particulier, et où ils viennent en grand nombre chercher leur guérison. Mais le plus souvent c'est pour des maux d'une tout autre nature que ceux qui font le sujet de cet écrit. Pour ceux qui sont atteints de troubles digestifs, qu'ils ont contractés dans les villes, sous l'influence d'une profession sédentaire, pour ceux-là, dis-je, quand les moyens ordinaires ont échoué, je regarde le retour au pays natal comme le remède le plus efficace contre un mal auquel une certaine tristesse, une sorte de nostalgie vient presque toujours s^ ajouter. Un séjour de quelques mois dans la famille, au milieu des souvenirs et des émotions qu'éveille la vue des lieux où l'homme a passé son enfance, l'intérêt qu'il trouve à tout ce qu'il voit, dans son village, dans les lieux voisins, la sympathie dont il est entouré, tout cela exerce sur l'organisme une influence assez puissante pour remonter le moral et rendre leur énergie aux organes de la digestion.
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§ 4f. — Traitement de la dyspepsie due à la falbleMe eonipénltale ou aequlse des organes dlg^estlfs.
Parmi les sujets que.kt faiblesse primordiale des organes digestifs oblige à se soumettre à un r^ime excessivement sévère, quelques-uns devront ind^niment persévérer dans cette vie exceptionneUe qui est gênante pour tous, et plus ptoible encore à ceux qui aiment les plaisirs de, la table. Lorsqu'au contraire la faiblesse des organes digestifs est la conséquence d'écarts de régime même multipliés, de l'abus des remèdes irritants et purgatifs, et qu'elle ne s'est développée qu'à une époque plus ou moins avancée de la vie, le rétablissement est le plus souvent possible, surtout quand la maladie n'a eu qu'une durée limitée, quelques années-au plus par exemple ; maiscda, à la condition d'une soumission entière et prolongéeauxrègleS'de l'hygiène. Toutefois dans ces cas même de àéhiMlé acquise des organes digestifs, il arrive quelquefois que le rétablissement n'est pas parfait et que ceux même qui reprennent l'apparence d'une santé florissante, sont quelquefois dans l'absolue nécessité de suivre indéfiniment une diète aussi sévère que celle qu'on- impose aux personnes actuellement malades. Le célèbre Comaro en a présenté un exemple remarquable.