CHIENS TUÉS APRÈS
1 heure.
2 heures.
4 heures.
12 heures.
— — (int.) ....
Viande non attaquée (est) — (int.)...
2,086 0,436 3,:il2 0,498 25,92 1,91
Viande ingérée, calculée com-
Ainsi les ahments au bout de deux heures ne sont en-
core digérés que dans la proportion d'un tiers, et au bout de quatre heures de moitié, environ ; la peptonisation n'est complète, et l'albumine n'est absorbée en presque totalité qu'après douze heures.
Du degré d'assimilabilité des aliments.
ARTICLE I
Détermination de l'azote éliniinL-, et de l'utilisation des aliments.
La question d'assimilabilité complète naturellement celle de la digestibililé, c'est-à-diro de la transformation des aliments. Or, des expériences récentes démontrent que les aliments ne sont pas entièrement nutritifs, en raison du contenu de leurs principes alimentaires.
Yoït a prouvé qu'un homme valide, pour soutenir ses forces et maintenir sa santé, doit consommer par jour :
118 grammes d'albumine, soit 18,3 de N.
5G — — 500 — d'hydrate de carbone.
Ces chilTres ont été obtenus par la comparaison des recettes avec les données du poids corporel, d'une autre part avec les quantités dégraisses et d'hydrates de carbone éliminées par l'intestin, enfin de l'azote éliminé p;ir les urines. Mais voici de nouveaux éléments d'appréciation.
ARTICLE II Azote expiré.
On a cru que les urines étaient le véritable indicateur de la sécrétion d'azote; on sait aujourd'hui, depuis les recherches de Seegen, que N. s'élimine aussi par Vair expiré.
ARTICLE III Azote excrété de Tintestin.
Les études de Voït ont démontré aussi que l'azote est expulsé avec les matières intestinales. Pour obtenir un bon régime, dit Yoït, il ne suffit pas, étant connues les déperditions^ de calculer le contenu des aliments en azote, graisses et hydrates de carbone. Les faits ne se passent pas dans l'économie comme dans le laboratoire, et une quantité quelquefois considérable d'azote (et de graisse) peut passer sansprofit par l'intestin.
En général, les matières fécales contiennent environ 2 grammes d'azote ; si on considère ce nombre comme représentant l'azote non absorbé, il reste 16, 3 N, c'està-dire 105 grammes d'albumine, qui sont absorbés. Voici, du reste, des expériences qui prouvent que cette quantité de N. ainsi éliminée est très variable d'après le régime.
ARTICLE IV
Détermination des divers principes absorbés, ou restant dans Téco-
nomie.
Eocperiences de Flûgge. — En se soumettant pendant
quatorze jours à un régime de lait (un litre), tic viande 500 grammes, pain blanc 150 à 200 grammes, beurre GO grammes, et quelques fruits laxatifs, Flûgge observa, pendant les quatre premiers jours, que sur un total de 90 gr. 73 de N. ingéré, l'absorption porta sur 85 grammes ; donc 5, 7 de N. ne furent pas digérés.
Dans les quatre jours suivants la résorption de N. fut au maximum (le malade avait remplacé les fruits laxatifs par du vin de Bordeaux) ; elle diminua ensuite les quatre jours suivants, et resta au même point les deux derniers jours de l'expérience.
L'absorplion de la graisse suivit les mêmes phases ; pendant les quatre premiers jours, sur 303 grammes, 282 furent assimilés.
Pendant ce temps le poids corporel perdit 1490 grammes sur 75 kilogrammes.
ARTICLE V Causes de rinassimilabilitc.
Il s'agit maintenant de déterminer quelles sont les circonstances, qui ont empêché toute l'absorption, et ont par conséquent produit l'amaigrissement.
a. Conditioji dynamique de l'intestin. — Une quantité excessive d'aliments empêche l'absorption, surtout s'il y a développement de produits chimiques de décomposition, comme ceux qui résultent de certaines espèces d'aliments ; ces produits irritent les intestins et empêchent toute la résorption de se faire.
b. Ainsi encore la contexture phjsique des aliments
«xerce une action incontestable sur l'absorption ; la cellulose, pour faire digérer des principes qui y sont masqués, épuise pour ainsi dire les sucs digestifs ; d'un autre côté, elle irrite l'intestin, et détermine une prompte évacuation du bol alimentaire, par conséquent une résorption moindre.
Chaque fois qu'il y a des évacuations trop promptes, les absorptions sont enrayées; M.Flûgge, en cessant l'usage des fruits laxatifs, a constaté, avec le retour de la péristaltique intestinale vers l'état normal, l'augmentation de l'absorption.
c. L'addition des condiments, du bouillon, du vin, de îa bière ne produit qu'une impression sur l'estomac, et n'agit pas sur le résultat final de l'absorption.
d. Les impressions de dégoût^ l'anorexie ne modifient pas l'absorption. On peut, contrairement au préjugé populaire, jf?ro/?^er des aliments, même dans l'état de malaise, d'inappétence, peut-être même de fièvre. On peut, sans appétit, manger, digérer, absorber.
e. Les conditions ^'habitudes ont au contraire une influence considérable sur l'absorption ; le régime, qui avait réussi à M. Flûgge, appliqué à un garçon de laboratoire habitué à un régime féculent mais abondant, détermina la diarrhée, et ne put être continué, bien qu'il fût plus substantiel, plus azoté que sa ration habituelle.
ARTICLE VI
Ration calculée d'après les conditions d'assimilabilité.
Nous avons calculé la valeur effective des aliments
d'après leur degré d'absorbabililé, mais cela ne sutht pas; il est facile de prouver que la plupart des rations^ ne fournissent qu'en apparence la quantité d'azote qui oit correspondre aux 105 grammes principes azotés nécessaires, je dis principes digestibles et résorbables.
Ainsi la ration du soldat allemand en temps de paix contient au premier abord une large quantité d'albnminates, mais en réalité la quantité de l'albumine digestible reste bien au-dessous du chiffre qu'on a reconnu nécessaire.
Albumine.
Albumine effective.
750 grammes de pain contiennent.
150 — de viande
90 — de riz
230 — de légumes secs.. . .
1500 — de pommes de terre
En moyenne
90 à 141 111 gr.
G. SÉE, Dyspepsies.