‹ Des dyspepsies gastro-intestinalesChapitre 44 sur 69 · DYSPEPSIES CHIMIQUES · texte numérisé non relu

DYSPEPSIES CHIMIQUES

la formenlation excessive gagne si facilement la masse alimentaire, qu'on peut recourir, de temps à autre, aux anliferments, comme l'acide salicylique à petite dose, l'iode, l'arsenic.

§ IV

Dyspepsies par excès alimentaires.

L'indication est toute tracée ; il s'agit d'éviter les repas trop copieux ou trop rapprochés, ou composés d'aliments difflciles à peptoniser, et mêlés soit d'une grande quantité de tissu cellulaire, soit de graisse ; les malades échappent ainsi à l'accumulation des peptones, qui sont si nuisibles à l'action de la pepsine sur les aliments non encore attaqués par le suc gastrique. Dans ces mêmes conditions, il importe à tout prix d'éviter le séjour prolongé du chyme dans l'intestin, et des résidus stercoraux dans le colon ; les évacuants laxatifs sont indiqués.

Dyspepsies d'inanition.

L'inanition exige de grandes précautions de régime €t une plus grande réserve thérapeutique ; il est essentiel de présider au rétablissement des fonctions pepsiques et de l'état anatomique des glandes, avant de sa- . turer le malade avec des aliments quelconques ; on irait droit à l'anéantissement de l'organe glandulaire, en même temps qu'à un nouveau genre de dyspepsie, c'està dire à l'hypersécrétion muqueuse.

G. SÉE, Dyspepsies.

C'est dans ces cas qu'on peut, qu'on doit tenter l'usage des peptogènes de Schiff, du bouillon, de la dex- Irine, etc., des panades, non dans le but de faire sécréter la pepsine, mais de favoriser la solubilité de celle-ci (Grûtzner). C'est encore là l'occasion d'employer les peplones provenant de la pepsine ; elles peuvent soutenir un certain temps la nutrition, sans occuper, sans fatiguer l'estomac, qu'on a le temps de préparer lentement à un fonctionnement plus correct, plus actif. Quant aux médicaments, je n'en connais pas qui peuvent réintégrer les glandes dans leur état normal, mais je connais des moyens essentiellement contraires, tels que les alcab'ns, les amers, les purgatifs, et surtout l'hydrothérapie, qui, chez les inanitiés, aurait le grave inconvénient de ne pas être suivie d'un réchauffement suffisant et régulier.

Au résumé, le traitement de l'inanition diffère totalement de celui des autres genres de dyspepsies.

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