‹ Des eaux minérales de ContrexévilleChapitre 11 sur 38 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Gravelle urique. — Coliques néphrétiques nombreuses. — Trois saisons à Contrexéville. — Disparition des coliques dès la première saison.

M. Paul X*“*, âgé de trente-huit ans, est d’une bonne constitution et d’un tempérament sanguin. Les parents de M. X*** n’avaient ni goutte ni gravelle, mais son grand-père était goutteux. A l’âge de vingt-trois ans, il eut une première crise néphrétique qui dura vingt minutes ; trois ans plus tard une seconde d’une demi-heure. Il ne remarqua point s’il rendit ou non quelque gravier à la suite de ces crises. Mais après une troisième survenue deux ans plus tard et qui dura près de quatre heures, il rendit un gravier du volume d’un pois. Il eut encore une autre crise, de six heures, puis en 1864 une cinquième trèsviolente qui se prolongea pendant dix heures et demie et fut suivie d’une hématurie assez abondante. Il n’observa point do gravier. Enfin en 1865, il vient faire une première saison à

Conlrexéville pendant laquelle il ne rendit que du sable rouge. En 1866 une cholérine assez violente le retint à Paris et l’empêcha de revenir comme il en avait l’intention. En 1867, il fit une seconde saison également suivie de l’émission non douloureuse de sable urique, et enfin en 1869 nous avons pu voir M. Paul X**\ qui depuis cinq ans ne souffre plus des reins et se trouve dans l’état de santé le plus satisfaisant. Il n’est d’ailleurs revenu, dit-il, que par précaution.

Il nous serait facile de citer de nombreux exemples de tout point semblables à celui-ci, qui est en quelque sorte le type de l'histoire du graveleux à Contrexéville. Nous ne parlons bien entendu que de la gravelle urique. Il est évident qu’il y a dans l’action de l’eau autre chose qu’un simple lavage auquel certains auteurs veulent borner le rôle de la source du Pavillon, et que sans nier l’action mécanique que peut avoir une grande masse d’eau qui traverse -le rein en un court espace de temps, il faut lui reconnaître un rôle physiologique aussi important qu’utile.

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