‹ Des eaux minérales de ContrexévilleChapitre 13 sur 38 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

üiathese urique. — Dyspepsie flatulenle et douloureuse. — Guérison.

M. J. jeune homme d’apparence chétive et malingre, nous est adressé par le docteur Le Belc, du Mans, avec les renseignements suivants : M. J. X”*’, âgé de trente et un ans, est atteint de dyspepsie flatulente et souvent douloureuse avec crampes. Il se plaint de douleurs lombaires et les urines contiennent do temps on temps une quantité notable d’acide urique.

La névrose d'estomac de M. J. X*** est surtout caractérisée par l’inappétence et la soif. M. J. X“\ qui accompagne son oncle à Contrexéville, pourra aussi faire son profit de ces eaux. Nous eûmes occasion de vérifier de visu les renseignements qu’avait bien voulu nous transmettre notre confrère, cor, ayant pris nos repas pendant quelques jours dans le voisinage de M. X**", nous vîmes que ce malheureux jeune homme ne touchait à aucun des aliments qu’on lui présentait, fait d’autant plus facile à remarquer que l’appétit des buvours n’est que trop développé à Contrexéville. M. X***, auquel nous fîmes boiro progressivement une huitaine de verres d’eau chaque matin, dose que d’ailleurs son estomac supporta parfaitement, n’eut bientôt rien à envier à ses voisins. Nous adjoignîmes à l’ingestion de l’eau des douches froides générales et en particulier un jet do pluie très-fine sur la région épigastrique dont le malade se trouva très-bien, et à la fin de son séjour, s’il étonnait encore ses voisins, c’est par un appétit exagéré qui lui permit par la suite de recouvrer des forces et la santé, ainsi que cela m’a été affirmé par son oncle, l’année suivante, car M. J. X"*‘ n’a pas eu besoin de recourir de nouveau à la source du Pavillon. Les sables uriques qu’il avait l’habitude d’expulser avec les urines furent éliminés encore pendant quelque temps après la saison, et depuis ils n’ont plus reparu, non plus que les maux de reins dont souffrait le malade avant sa visite à Contrexéville.

Nous regrettons de n’avoir eu qu’un seul fait de ce genre à observer. Mais l’exemple de i\l. J. X*** est trop encourageant pour ne pas être suivi, et nous espérons pouvoir plus tard porter à la connaissance de nos confrères un dossier plus nombreux de cas analogues qui nous permettront, en étendant le cercle d’action de nos eaux, de rendre des services qui lui attirent encore plus de droits à la reconnaissance des malades intéressés.

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