‹ Des eaux minérales de ContrexévilleChapitre 15 sur 38 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Gravelle et goutte. — Coliques néphrétiques nombreuses et douloureuses.

M. X***, de Reims, âgé de quarante-sept ans, souffre depuis quatre ans de coliques néphrétiques très-douloureuses, dont l’une survenue en 1866 a duré cinquante-deux heures. Il a fait chez lui usage de l'eau du Pavillon, sans résultat appréciable. Le docteur Leclerc l’engagea à venir à Contrexéville, où ce malade fit en juin 1867 sa première visite. Aussitôt après l’ingestion de l’eau prise à la source et l’emploi de douches lombaires, l’émission des graviers eut lieu en telle quantité, que le malade en urinait, suivant son expression, des chapelets, variant du volume d’une lentille à celui d’un gros pois. Pendant la durée de cette cure, M. X"* souffrit de douleurs rénales d’assez faible intensité, puisqu’elles ne l’alitèrent pas un instant.

11 but jusqu’à douze verres par jour d’eau de la source du Pavillon. Dans le mois qui suivit son retour à Pieims, M. X*** éprouva trois coliques néphrétiques violentes, aussi maudissait-il Contrexéville. Elles déterminèrent l’expulsion de plusieurs graviers du volume d’un petit noyau de datte. Après cette élimination, toute douleur cessa et aujourd’hui (juin 1869) M. X*" ne rend plus que du sable rouge très-fin.

M. X'** était également sujet à de violents accès de goutte qui duraient plusieurs semaines et même plusieurs mois. Ils ont diminué de fréquence, d’intensité et de durée, car au bout de quelques jours le malade en est maintenant débarrassé.

Nous voyons chez ce malade les effets consécutifs se manifester par une poussée énergique du côté des voies urinaires. Nous aurons occasion d’en voir d’autres exemples plus loin. Notons néanmoins que c’est le plus souvent dans le premier mois qui suit la saison que ces effets se produisent, et cette observation en est une preuve.

Page 1